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19 July 2016

Une parenthèse helvétique

Au tout début de l'été, avant la fin de l'année scolaire, je me suis fait un petit week-end à Genève, comme cela peut m'arriver (bien trop peu souvent) pour voir la famille et les amis, et me rebrancher à ma base. Car oui, j'ai grandi en Suisse romande, comme le titre de ce blog ne l'indique pas. Après un hiver et un début de printemps bien moroses (Mister V est de Paris, nous habitons Bruxelles), rentrer pour une petite parenthèse était devenu quasi indispensable à ma santé mentale. J'y suis allée en solo, malgré les reproches des petits V qui auraient bien voulu venir voir leur cousine. J'ai culpabilisé le temps de faire ma valise, mais j'avais tellement besoin de souffler que c'était la meilleure décision.


Arrivée un vendredi matin bien tôt, j'avais un peu de temps pendant que tout le monde travaillait et que ma nièce était à l'école. J'avais mis mon réveil à 5h00 pour arriver bien à l'heure à l'aéroport, mais Mini V a fait un petit cauchemar à 4h40, et comme je n'allais pas me rendormir pour revivre une deuxième fois la douleur du réveil un petit quart d'heure plus tard, autant dire que j'étais bien à temps. Et bien crevée. Un lait russe au lait de soja chez Exki à Zaventem m'a permis de rester éveillée pour trouver ma porte et mon avion, mais aussi de ne pas réussir à profiter du trajet pour dormir. Et arrivée à Genève j'ai cherché une nouvelle dose de caféine. À noter que je n'aime pas le café, et que je ne le bois donc qu'enrobé de plein de lait végétal. C'est ainsi que je me suis retrouvée pour la toute première fois de ma vie dans un Starbucks, sachant que là je trouverais des options. En effet, il y avait le choix entre lait de soja et lait de coco. C'est donc équipée d'un soy latte plein de glaçons que je suis allée au bord de l'eau profiter du calme, et me retrouver enfin.


J'étais arrivée relativement affamée, n'ayant quasi rien mangé le matin, pour cause d'estomac pas encore réveillé et d'étourderie - oublié de prévoir que je ne trouverais probablement rien à l'aéroport. N'ayant pas envie de fouiller et perdre du temps pour de si basses considérations, j'étais passée dès mon arrivée à Genève prendre un sandwich tofu fumé et carottes marinées chez Greens comme il y a deux ans. Ce n'est qu'après que j'ai vu que chez Aperto à la gare existait un sanwich végane au médaillon de légumes. Bon à savoir pour la prochaine fois...


Je me suis baladée, j'ai retrouvé la famille, je me suis rebaladée, j'ai retrouvé une amie. Nous avons passé un joli bout d'après-midi à discuter sous un parasol dans la vieille ville. Que c'est bon les amitiés ancrées depuis si longtemps qu'elles ne vieilliront jamais vraiment. Je me suis baladée encore. Le simple fait d'avoir du temps pour soi est un luxe inespéré quand on a deux enfants. Marcher est un de mes grands bonheurs et je ne le fais quasi plus depuis que notre vie tourne à du beaucoup trop à l'heure. J'en ai donc bien profité, j'ai tout fait à pied. Là où les atmosphères remontent à ma jeunesse et où l'air sent toujours que le lac n'est pas loin. Là où je me sens bien. Là où je respire complètement.


En fin d'après-midi, quand les écoles ont été finies et les bureaux délaissés, j'ai retrouvé les miens dans une plaine de jeux ensoleillée. La petite s'est bien dépensée, avec les copains qu'elle connaissait et ceux qui n'auront duré que ce temps-là, entre les balançoires et les jets d'eau, boudant le bac à sable mais faisant toutes les acrobaties possibles. Pendant ce temps-là, les adultes ont organisé un petit apéro improvisé, avec collègues et parents de l'école. Houmous, raisin, artichauts marinés, petites tomates et... des chips Zweifel au paprika, qui m'attendaient adorablement car la grande faiblesse que j'ai pour elles est bien connue.


C'était un magnifique week-end, avec du soleil dans tout le ciel, et une chaleur juste parfaite. Pour tout dire, je n'ai pris que mes sandales adorées que j'avais aux pieds, et ai passé tout mon séjour comme ça (voire à pieds nus quand c'était possible, car je fais partie de la gent réfractaire aux chaussures). Bref, le temps idéal pour se ruer sur des salades fraîches. Celle ci-dessus incarnait le bon goût de la simplicité: laitue, tomates cerise, avocat, rondelles de radis, basilic du balcon, sésame et graines de potiron grillées. Un peu de melon à côté, une tranche de pain pour pousser le tout sur la fourchette, et hop.


Je ne sais plus quand on a mangé quoi (ici des pâtes aux aubergines, poivron, basilic, ail...), mais je me souvien que tout était frais, et délicieux, et que ça manquait de légumineuses au final mais que sur deux jours ce n'est franchement pas bien grave. On s'est promenées en ville pour faire des petites boutiques (pour une fois que j'avais le temps!) et passer dans une librairie - ma nièce devant trouver un cadeau pour un anniversaire auquel elle était invitée. J'en suis bien évidemment sortie avec un livre pour Mlle V et un puzzle pour Mini V, histoire de leur ramener un petit souvenir aux couleurs locales - et de les éduquer au passage (mon excuse préférée pour leur offrir des choses...).


Le jour de mon départ, après un passage au marché où le sachet de cerises n'est pas arrivé bien plein à sa destination, mais la bouche de ma nièce était joyeusement barbouillée, nous sommes allés aux incontournables Bains des Pâquis. C'était la première sortie avec maillot de l'année - mais j'avais évidemment omis de prendre le mien. Place aux enfants joyeux bien contents de retrouver l'eau et ses jeux et sa joie. À la buvette, on a trouvé des jus de fruits frais et une belle assiette végétale à goûter au bord des vaguelettes: salade de riz et quinoa avec raisins secs, abricots et carottes, tofu mariné, et salade fraîche de concombres, tomates, radis, oignons... Les morceaux de tofu étaient trop gros et trop peu pressés pour avoir vraiment bon goût et profiter de la marinade, mais les salades étaient de parfaites compositions de saveurs. Inspirer, déguster. Un moment délicieux à tous points de vue avant de reprendre le chemin du quotidien bruxellois.


17 June 2014

Saut de puce à Genève

J'ai récemment passé un petit week-end pas comme les autres. Pour diverses raisons, j'ai soudain improvisé deux jours à Genève (Suisse), avec départ le samedi matin et retour le dimanche en fin d'après-midi. Malgré de la famille et des amis là-bas, cela faisait (bien trop) longtemps que je n'y étais plus allée, et la dernière fois était lors de mes derniers mois de végétarisme pré-véganisme. J'ai donc rapidement fait deux-trois recherches pour trouver des points de chute pour mes papilles et mon estomac, et je suis partie dès tôt matin samedi en souriant.

Je passe tellement de temps à courir que pour une fois ça a joué en ma faveur: ce n'est qu'à l'arrivée à l'aéroport que je me suis rappelée avoir peur de l'avion - une peur venue avec l'âge adulte qui réfléchit à toutes les implications humaines et techniques là où enfant je voyais de la magie et de la légèreté. À partir de là, j'ai avalé ma salive et ai fait la seule chose en mon pouvoir: avancer un pas à la fois, inspirer et expirer calmement. C'est ce que j'ai fait une fois bien installée près d'un hublot alors que l'avion était encore à l'arrêt. J'ai fermé les yeux une seconde, respiré un grand coup et... les ai rouvert alors que l'avion descendait et que le jet d'eau de Genève était déjà en vue. Merci ma grande fatigue pour cet involontaire service rendu.

Petite information pragmatique au passage: à la sortie de la zone bagages de l'aéroport se trouve une machine des TPG (transports publics genevois) qui offre un ticket gratuit valable pendant 80 minutes sur tout le réseau, y compris le train entre l'aéroport et la ville - il suffit d'appuyer sur un bouton, ce qui est dans l'ordre de mes capacités même épuisée. Avec ce genre de facilités, tout va très vite, et comme il n'y a que quelques minutes de train entre l'aéroport et la ville, j'étais à Genève moins d'une demi-heure après l'atterrissage. 

Comme souvent, je n'avais pas eu le temps de prendre de petit déjeuner avant de partir. Je n'ai rien cherché à l'aéroport, mais une fois à la gare d'arrivée je me suis mise en chasse pendant les quelques minutes que j'avais avant mon premier rendez-vous.

J'avais repéré sur le blog Vegan Lausanne le snack Greens. J'ai un peu tourné pour le trouver, toute la gare ayant été refaite récemment - mes repères avaient presque tous disparu. J'ai finalement trouvé la petite enseigne sur un coin à l'intérieur dans l'aile Ouest. C'est un take-away, on y sert des choses à manger avec les doigts et à consommer en bougeant.


Je n'ai pas tout observé en détail parce que j'avais grand faim et que je voulais manger vite. J'ai aperçu des jus de fruits et des smoothies du coin de l'oeil mais n'y ai pas prêté plus d'attention que ça. J'ai immédiatement cherché les possibilités végétaliennes et en ai trouvé deux: un sandwich tofu et carottes, et un autre aux légumes grillés. Cette dernière garniture se trouvant assez facilement un peu partout, j'ai plutôt choisi l'autre version, dont on a moins l'occasion de profiter dans des endroits mainstream.
Le sandwich était petit mais délicieux. Le tofu était fumé, ce qui donne tout de suite meilleur effet, et la marinade des carottes pas trop douce même si elle aurait pu être un poil plus relevée. Les prix sont corrects pour la ville, et le goût étonnant pour un snack de gare. J'étais assez contente de ce petit déjeuner au vol, malgré son horaire tardif.


D'après le blog Vegan Lausanne ils proposeraient également des salades végétaliennes et il y aurait un troisième sandwich végétalien, au pesto de tomates. Pas vu, mais je n'ai pas de raison de ne pas les croire. En bref, une bonne adresse pour attraper quelque chose à manger vite fait, ce qui tombe assez bien dans une gare.

Gare de Cornavin
Heures d'ouverture: pas trouvées! 
 Celles de la gare sont 
"Du lundi au vendredi jusqu’à 21h minimum; 
les samedis, dimanches et jours fériés jusqu’à 20h minimum."


Ce midi-là, alors que je faisais le plein de lac - oui j'ai une grande passion pour le lac Léman, j'ai grandi dans la région et il me manque terriblement, au point de prétendre que le début du Rhône est toujours le lac parce que zut - en prenant le soleil avec une amie à la terrasse du Pont de la Machine, nous avons décidé d'aller manger dans les parages. Direction Place du Molard ou le restaurant italien Le Molino nous a fait de l'oeil.  Ce qui nous a attirées? La carte, qui précise immédiatement quels plats sont végétaliens. Rare dans une telle enseigne. Il n'a pas fallu grand chose de plus pour nous convaincre - ais-je précisé que c'était un resto italien? Conquise, d'office.


Alors tout de suite, il faut savoir que c'est très grand. Et qu'il y a beaucoup de touristes dans les parages, et que c'est au bord d'une grande rue commerçante, et à deux pas de Bel-Air, lieu de croisement de tous les bus de la ville - ou presque. C'était donc bondé, avec des serveurs polis mais un peu essouflés. J'ai hésité à prendre une pizza en demandant des aménagements, mais comme c'est ce que je fais habituellement j'ai profité à la place des plats présentés comme végétaliens en choisissant les spaghetti alla napoletana: sauce tomate au basilic.


Mon plat était délicieux, avec des spaghetti fins cuits véritablement al dente - la cuisson est souvent un problème à Bruxelles, je trouve, et se rapprocher de l'Italie aide à corriger cela. J'aime habituellement les sauces plus variées ou les combinaisons avec plein de légumes, mais là j'ai trouvé ça relativement parfait. Des tomates savoureuses, une sauce généreuse. J'y retournerai avec plaisir, même si le serveur avait l'air de ne plus trop suivre lors du coup de feu.

Place du Molard 7
Tél.: +41 22 310 99 88
Heures d'ouverture:
du lundi au samedi de 8h à minuit
dimanche de 9h à minuit


Les autres repas ont été principalement pris à domicile. Un délicieux risotto aux courgettes accompagné d'une salade de roquette, feuilles de menthe et fraises, avec des graines de courge et des pignons grillés, notamment. Un régal. Et au petit déjeuner m'attendait du lait de soja que j'ai pris avec du Suchard Express, et un yaourt de soja à la mangue. De jolies attentions qui m'ont touchée et ont joliment accompagné mes deux toasts.


Le dimanche matin, nous avons exploré le marché de Plainpalais, car mes hôtes avaient repéré un petit stand végétalien. Celui-ci n'étant pas toujours au même endroit, nous en avons profité pour nous balader dans tout le marché.


Enfin trouvé, il s'agit de Be Vegan Make Peace, qui semble avoir des relations avec le Loving Hut. Je le précise car je sais que certains ont de la peine avec cette chaîne. Nous y avons rencontré deux charmantes femmes qui nous ont garanti tout préparer elles-mêmes. À côté d'un petit frigo où l'on peut acheter quelques produits de base, principalement des fromages et saucisses vegan de la marque Vegusto, elles proposent des salades, des sandwiches et autres préparations.


Parallèlement aux salades classiques comme des pois chiches aux petits légumes, des lentilles ou du houmous, nous avons trouvé une sympathique pizza à base de polenta, une quiche, un cake aux légumes. Tout me faisait envie, c'est toujours un tel bonheur de se trouver face à des préparations vegan qu'on n'a pas dû cuisiner soi-même!


Il y avait également des sandwiches et plusieurs préparations sucrées. J'ai craqué pour la tarte poire-chocolat, avec ce goût typiquement suisse qui me manque dont le secret réside dans la pâte qui contient des noisettes. Des poires, du chocolat, des noisettes: un mélange plus que délicieux. Je retournerais voir ces dames ne serait-ce que pour leur demander la recette!


Nous avons fait notre petit choix et sommes retournées dans le petit jardin communautaire de l'immeuble où je logeais pour nous faire un pique-nique ensoleillé. En bonus, du pain du marché, et du melon, parce que c'est bon. Voilà un petit lunch de dimanche assez parfait, dans le calme d'un jardin arrière et au chant des oiseaux, en bonne compagnie.


Non représenté sur les photos, leur sandwich au Vegusto: "fromage", moutarde, cornichons. À la fois simple et bon. Celui-là, je l'ai mangé en fin d'après-midi, juste avant de rentrer dans l'avion de retour.

Dimanche de 9h30 à 16h30

Ce séjour était court, et je suis déjà bien contente d'avoir pu tester ces trois adresses au passage. La prochaine fois, je prendrai plus de temps, pour profiter et voir plus d'amis, et je pourrai mieux explorer. Alors, c'est certain, j'irai au HelVeg Café! Et sans doute que j'y emmènerai au moins Mister V.