19 September 2016

Les petits crowdfundings du moment

Après le succès de nouveaux lieux comme Les 4 Jeudis, voici les entreprises véganes actuellement sur les plateformes de financement participatif qui ont retenu mon attention. Cette fois-ci, on est dans le végane affiché, pas de risque de mauvaises surprises on a pu en avoir dernièrement...

Elles avaient fait partie des finalistes de Make.Brussels mais n'avaient malheureusement pas remporté le jackpot. C'est maintenant à nous qu'elles font appel. The Judgy Vegan, c'est un projet de café bar 100% végane au centre ville de Bruxelles. Plats chauds, pâtisseries, brunches,... Trois jeunes femmes dont la motivation est éthique, et l'ambition bio et savoureuse. Moi, en tout cas, je me réjouis de pouvoir y aller... À vos porte-monnaies, votez.

J'avais goûté leurs créations lors de 100% Veggie en mai dernier. Aujourd'hui, elles souhaitent s'implanter à Liège. Un comptoir traiteur 100% végétal qui vise le bio, local et sans gluten, voilà ce qui nous est promis si la collecte fonctionne. Plats cuisinés, lunchbox, bagels, desserts, et des classiques bien d'ici comme le boulet liégeois, la gaufre (de Liège bien entendu!) ou des croquettes de fromage. L'occasion d'aller rendre visite à nos voisins liégeois en tout miam.

Bon, c'est à Paris, mais Paris c'est un peu la banlieue de Bruxelles... Du pur végane bio avec des options sans gluten. Et quand on voit ce qui y sera proposé, on est déjà en route vers le prochain Thalys. Mais il faudra attendre le succès de la collecte et l'année prochaine pour déguster tout ceci: croissants, pains au chocolat, brioches feuilletées, Paris Brest, millefeuilles, tartes citron meringuées, opéras, macarons,... C'est dans trop longtemps, 2017.

Si vous en voyez d'autres, n'hésitez pas à me les signaler!

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08 September 2016

La famille végane chez B12 à Toulouse

Continuons l'exploration de notre mini-road trip vers les vacances...
Après un petit séjour bordelais au cours duquel nous avons surtout profité d'amitié et de bonne nourriture maison en oubliant plus ou moins l'existence des appareils permettant de prendre des photos, nous avons repris la route pour nous diriger vers la mer. À mi-chemin, nous avons fait halte à Toulouse pour manger. Nous y avions repéré le snack végane B12, et l'avons trouvé sans trop de difficultés.


Nous nous sommes installés à la dernière table libre à l'heure du coup de feu, en terrasse. C'était un jour de semaine, c'était bondé. Il faut dire qu'on a pris place vers 13 heures, autant dire qu'on l'avait bien cherché. J'en profite pour glisser la seule remarque négative comme ça c'est fait: le service a été extrêmement lent, et nous avons attendu une bonne heure avant d'enfin avoir à manger - ce qui avec deux enfants affamés qui viennent de subir beaucoup de voiture enfermés n'est pas évident à jongler. Ceci dit, on peut le comprendre vu l'heure et l'affluence.


À la carte, nous avons trouvé des salades, des vromages, des pâtes, un kebab,... et toutes sortes de jus et sirops différents. Ces derniers ayant été vite servis, cela a aidé à faire patienter les petits V - ci-dessus les versions melon et fraise. Il n'a pas été facile de choisir, d'ailleurs, parce que tout avait l'air bon, et aussi parce que les goûts des enfants sont assez spécifiques et l'ouverture aux nouvelles choses n'est pas toujours au rendez-vous. Ils étaient presque déçus de ne pas de nouveau manger des frites - qu'ils sont habitués à recevoir quand on est en déplacement parce que souvent c'est ça ou salade.


Nous avons choisi de prendre plusieurs assiettes, chacun ayant plus ou moins une préférence, et de picorer les uns chez les autres. Sage décision, car tout ce qu'on pensait qu'il arriverait côé goûts des enfants s'est révélé faux. Pour eux, nous avons commandé un Vebab chacun: l'adorable serveuse a signalé qu'il y avait habituellement du choux à l'intérieur et qu'il pouvait être enlevé pour les petits palais, on la remercie au passage. Et bien Mini V a refusé de goûter, et Mlle V n'a pas trop apprécié les carottes quand elle est arrivée à ce stade du wrap. Nous avons récupéré leurs restes et nous sommes régalés - même si du coup on aurait bien aimé le choux, nous!


Mlle V a par contre apprécié la plupart des éléments de l'assiette méditerranéenne, qui était composée de guacamole, de légumes marinés, de tomates séchées, d'olives, de concombres et de roquette, ainsi que de je-ne-me-souviens-plus-quoi-mais-tout-ce-que-j'y-ai-goûté-était-délicieux. C'est Mister V qui en avait la garde à priori mais touta donc changé en cours de repas... Une salade fraîche et pleine de goût, même si moins originale que le reste de la carte.


Je m'étais commandé l'assiette de fromages véganes et m'en réjouissais quand elle est arrivée. Je pensais que Mister V allait y plonger sa fourchette, ce qui a été le cas, mais c'est surtout Mini V qui s'est rué dessus! Il a fait son petit shopping en mangeant petit à petit plus de la moitié des vromages à lui tout seul, avec du pain à profusion. Mais par contre pas la roquette, m'a-t-il signalé en grimaçant. L'affaire s'est presque terminée en course contre la montre pour que je réussisse à déguster un petit bout de chaque variété proposée. C'était un délice, à part la version liquide au centre qui ne m'a pas plu, mais a convenu à Mlle V.


Nous n'avions plus faim après tout ça, et encore de la route devant nous. Il était près de 15h00 et temps de repartir. Mais comme je ne rate jamais une occasion de goûter une pâtisserie que je n'ai pas dû cuisiner moi-même, j'ai pris des parts de cake citron-pavot à emporter, et nous nous en sommes régalés le soir-même. J'ai regretté de ne pas en avoir pris plus, pour le lendemain, mais de toute façon nous avions eu tout ce qu'il en restait.


B12 est une enseigne toulousaine que je recommande. Certes le service était lent, mais il en valait la peine, et pendant tout ce temps l'accueil a été plus que sympathique, très ouvert à nos enfants turbulents qui renversent de l'eau, font tomber les fourchettes, ont besoin de venir discuter, etc. Accueillant, souriant, bienveillant,... un moment rare. En tout cas, j'y retournerai avec grand plaisir quand j'en aurai l'occasion.

B12

44, rue des Sept Troubadours
31000 Toulouse

 Horaires:
du mardi au samedi de 12h00 à 15h00
et du jeudi au samedi aussi de 19h30 à 22h00

06 September 2016

La famille végane au Futuroscope

Nous avions promis aux enfants que cet été nous visiterions de nouveau un grand parc d'attraction. L'année passée, nous avions osé aller à Disneyland. En 2016, nous avons plutôt regardé nos trajets et ce qui pouvait se trouver sur le chemin. Comme nous allions de Paris à Bordeaux, notre choix s'est tout naturellement porté sur le Futuroscope de Poitiers. En plus, cette fois-ci, l'idée faisait beaucoup moins frémir Mister V.

Une fois notre nuit d'hôtel réservée pour le soir de notre arrivée à Chasseneuil du Poitou, j'ai fait des recherches sur les possibilités de restauration du coin sans devoir aller jusqu'à Poitiers. Non, ce n'était pas loin, mais avec toute la route qu'on faisait sur la semaine, et étant la seule conductrice, je préférais me détendre en prenant le volant le moins possible pour un simple souper. Nous avons ainsi atterri à la pizzeria Le Villagio. Autant prévenir tout de suite, elle est dans un complexe de grosses enseignes, au bord de la route ou presque. Ce n'est pas là que je préférerais aller pour une soirée tranquille. Mais nous étions sur le mode enfants-facilité-dodo tôt-tant pis.


Après inspection de la carte, nous avons fini par tout faire adapter, avec un serveur aimable qui a pris le temps de s'assurer que la cuisine pouvait assurer du végétalien, et visant ce qui pourrait être mangé sans protestation par des enfants fatigués. Nous avons ainsi commandé une pizza aux légumes et roquette sans fromage, et des pâtes aux légumes et olives. Dans la confusion, nous avons reçu plus de plats que ce que nous n'en avions commandé - la cuisine a dû penser que nous étions quatre adultes -, mais je n'ai pas voulu réclamer car ils avaient été très souples et sympathiques.


Au final, la pizza était très sèche, avec plus de salade tristoune dessus que de légumes savoureux. Les pâtes étaient quand à elle très bonnes. Alors évidemment, pour Mini V il a fallu faire du tri, à presque quatre ans on est rarement un grand fan de roquette. Mais tout le monde s'y est retrouvé, a pu manger à (plus que) sa faim et savouré son plat, dans un cadre ouvert aux familles - nous n'étions pas les seuls avec enfants, pour lesquels tout était prévu. Mission accomplie, donc.

Après une nuit agitée comme peuvent l'être les nuits d'hôtel à quatre ensemble dont un petit surexcité par ce cadre et ces horaires inhabituels, nous avons pris le chemin du Futuroscope. Forte de mes erreurs de l'an dernier, j'avais tout fait pour trouver le contenu des menus des restaurants du parc, mais en vain. Nous nous sommes donc dirigés en restant calmes et en pensant qu'il y a toujours des bâtonnets de pommes de terre quelque part et que donc les enfants seraient repus et satisfaits, à défaut de manger relativement sainement.


Arrivés à l'ouverture, nous avons mis une vingtaine de minutes à rentrer avec nos billets achetés à l'avance, car en pleine saison c'était la grande foule. Nous avons visé en tout premier l'attraction La machine à voyager dans le temps des Lapins crétins... et bien mal nous en a pris. Près de 50 minutes d'attente pour passer quelques minutes à regarder des écrans en 3D sur un drôle de petit train avec des crétineries hurlantes et un niveau qui plonge sous le zéro. Aucun de nous n'a apprécié, à part un peu Mini V qui a trouvé ça rigolo même s'il n'a rien compris.

Nous avons à partir de là décidé de ne pas faire les grandes attractions du site, qui sont en plus majoritairement basées sur des écrans. Sachant que nous enchaînerions le soir-même avec trois heures de route, il était plus intéressant pour les enfants de bouger et s'éclater. Nous avons ainsi principalement exploré la partie Le Monde des Enfants, pleine d'activités pour les plus jeunes, dont certaines réservées aux plus grands. Attention, ici on ne rigole pas avec les restrictions de tailles. Mini V était d'ailleurs fort vexé, il lui manquait tout juste un centimètres pour plusieurs d'entre elles - ceci a d'ailleurs restreint certains de nos choix, malgré une division par moments en deux équipes pour que Mlle V puisse de son côté profiter de sa grande taille...


Cette zone du parc étant moins fréquentée - tout étant relatif, l'attente était en moyenne quinze minutes -, nous y avons trouvé de quoi manger facilement avec des places à l'ombre en terrasse devant l'attraction des bateaux qui éclaboussent. Nous nous sommes installés au restaurant Le Quai gourmand, en prenant uniquement des frites - comme on s'en doutait. Bon à savoir: les accompagnements y sont en libre service et l'on peut se servir à volonté autant de fois que l'on souhaite. Ce qui a été bien pratique face à des enfants soudain affamés. Et puis nous sommes retournés nous dépenser.


En tout premier et avant le repas nous avions apprécié le calme du Jardin des Énergies, surtout après les crétineries évoquées ci-dessus. Dans Le Monde des Enfants, nous avons testé et approuvé, avec l'un ou l'autre enfant: Graines de Pilotes pour Mlle V (apprendre à respecter le code de la route sur un circuit dédié, avec petit film leur expliquant les règles avant les lancer sur le parcours), Les Machines de Léonard en deux duos (carrousel sur lequel il faut pédaler pour monter plus haut), les Vélodos pour Mister V et Mlle V, à l'heure de la non-sieste du petit (du pédalo-vélo, en gros), les Bateaux rigolos pour Mini V (piloter un petit bateau en tournant les roues-moulins-à-eau pour avancer), Les As du Ciel  pour notre aînée (une tyrolienne). Côté attractions en famille, nous avons joyeusement découvert Mission éclabousse (suivre un chemin balisé avec un bateau et pomper de l'eau pour la faire gicler vers des cibles à viser), La Maison musicale (une tour qui est composée de plusieurs instruments), la Fusée Yoyo (on s'assied, et la machine monte, descend, remonte, etc.) et les Apprentis Pompiers (aller éteindre un feu en sautant dans le camion, en pompant pour avancer, en pompant l'eau, en dirigeant le jet vers le feu, et en revenant à la base à temps - c'est une course par équipes de quatre).



En dehors de ça, en allant nous promener plus loin dans le Futuroscope, nous avons exploré Futur l'Expo, où les Petits V se sont bien amusés à interagir avec toutes les découvertes - surtout celles qui permettent de se voir déguisé en superhéros sur un écran et de faire bouger son avatar grandeur nature.

Côté nourriture, nous avions décrété cette journée celle du grand n'importe quoi, parce qu'on fait comme on peut et que venant d'un hôtel il était plus difficile d'envisager amener ses propres tartines. Et puis zut, de toute façon c'étaient les vacances. Après les frites, le goûter a vu les enfants découvrir les granités - avec plus ou moins de succès. Pour celles qui n'avaient pas aimé ou préféraient simplement autre chose, les Comptoirs du Monde proposaient des churros au sucre. C'était bon, mais bien trop enrobé de sucre à mon goût.


Nous aurions pu encore rester quelques heures de plus, certaines attractions nous faisaient encore de l'oeil. Mais vers 17 heures, après une belle journée alimentairement plutôt inavouable au cours de laquelle nous nous sommes bien amusés, nous avons déclaré forfait, et installé nos petits V fourbus et joyeux dans la voiture, direction Bordeaux pour la suite de nos vacances.

26 August 2016

Mini V en stage à LittleGym: la surprise végane

Lors des congés scolaires, tous les parents que je connais ont l'impression comme nous d'être face à une sorte de Tetris ou au minimum de puzzle complexe. Combiner les possibilités de rester avec les enfants avec les obligations professionnelles avec les agendas des grands-parents avec les offres de stages sympas avec les contraintes géographiques et horaires avec les envies différentes de deux enfants différents avec... 

Quand on arrive à trouver des compromis où tout le monde s'y retrouve, c'est la fête. Mlle V est désormais habituée à passer trois de ses semaines d'été en stage, souvent avec des copines, en visant nos lieux favoris après plusieurs années d'expérience. Mini V tâtonne encore, et à son âge nous avons préféré limiter à deux semaines maximum. Du coup, il y a eu du jonglage intense, et nous avons dû lui chercher deux jours de stage... à la dernière minute. Pour la control freak que je suis, qui prévois normalement le programme d'été dès février, cette année a été une révolution. 

Les propositions de stages à la journée ne sont pas nombreuses à Bruxelles, encore moins quand on s'y prend quelques jours avant. Nous avons finalement choisi Little Gym, malgré des facilités d'accès bien réduites - des combinaisons de bus, en cette saison de grands travaux partout dans la ville, youpi. Cela semblait convenir pour Mini V, qui a besoin de bouger et se prend pour un superhéros. En effet, il a adoré, et nous demande d'y retourner.

Mais lors de son deuxième et dernier jour là-bas, au moment de le récupérer, j'entends une animatrice lui tendre quelque chose en lui disant "Tiens, voilà ton cupcake" ou quelque chose du genre. Argh, ils m'avaient prévenue qu'il y aurait probablement de la cuisine, j'avais prévu de leur demander le menu une fois qu'il serait fixé pour amener un équivalent végane à manger, et puis perturbée par d'autres événements (un petit passage aux urgences pour des points de suture chez le petit, youpi) j'avais complètement oublié. J'enclenche tout de suite le mode "limiter la casse" en expliquant à Mini V que ce n'est probablement pas végane mais que c'est super qu'il ait cuisiné avec les camarades et qu'on va lui trouver quelque chose à la place. Mais j'ai été interrompue immédiatement: "Si, il peut le manger!" Quoi? Mais et les oeufs, et les produits laitiers...?

Et bien non, ils avaient préparé des petits rochers à base de pétales de maïs et de chocolat fondu, totalement véganes. Mais par quel miracle? L'explication est venue rapidement de la charmante monitrice responsable de l'atelier cuisine: "Moi aussi je suis végane, alors...". J'adore être surprise comme ça. Et mini V, lui, a adoré déguster sa création, il s'en est mis plein les babines un grand sourire chocolaté aux lèvres.

Little Gym Uccle, c'est loin, c'est pas pratique, c'est pas gratuit, mais on y cuisine végane, en tout cas ce jour-là. Et Mini V s'y est bien défoulé. Je pense bien qu'il y retrournera lors d'un prochain Tetris de vacances...



18 August 2016

La famille végane, les vacances et le barbecue

Les vacances, c'est terminé pour nous. Enfin, pour les adultes d'entre nous. La jeune génération profite encore un peu de l'été, entre séjour chez les grands-parents et stages artistiques. On profite encore de cette ambiance plus détendue qui court moins après elle-même, on prend encore un peu son temps... Ce retour est presque étrange, car pour la première fois de ma vie d'adulte je suis partie trois semaines en vacances. J'avais très peur de ne plus me souvenir d'aucun mot de passe à mon retour - la preuve que j'en ai profité. Une chance énorme, possible notamment grâce aux copains et à la famille. 


Nos vacances ont ainsi commencé par une semaine de route pour nous rendre au bord de la Méditerranée française. Une semaine, car nous avons fait plusieurs étapes, histoire de se la jouer road trip et de passer du bon temps. Ainsi, notre première étape nous a menés en région parisienne, d'où Mister V est originaire, pour passer deux jours chez des amis. Et qui dit amis plus vacances plus été dit barbecue. Et oui, un chouette barbecue végétalien sans prise de tête pour tout le monde, nos hôtes ayant conservé leur équipement pré-végé.


Nos amis avaient préparé à l'avance une délicieuse salade de pommes de terre avec des cornichons. Et les légumes marinaient déjà doucement. Il ne restait plus qu'à passer les choses au grill les unes après les autres. Le tout en discutant autour de bières pour les uns et de verres de vin pour les autres, en gardant un oeil léger sur les enfants contents de se retrouver aussi - mais préférant des pâtes, qu'ils ont eues. Nous avons bien profité de la douceur de ce premier soir de relaxation, il faisait beau (c'était en juillet), on était bien. Si bien que les aubergines ont été un peu oubliées et que bien après la photo ci-dessous elles se sont rappelées à nous à moitié calcinées... Les délicieuses courgettes ont pu être sauvées, ouf. Et les petits bouts d'aubergines encore comestibles étaient également bien savoureux. Ode à l'ail et à l'huile d'olive. Du coup on en a refait le lendemain - sans les cramer.


C'était un vrai début de vacances, avec les pieds sous la table en bonus - moment rare pour les parents de jeunes enfants véganes. Oui, les petits V étaient là et demandaient un peu d'attention, mais dans une atmosphère si décontractée. Ils ont joué entre eux, à trois puis à quatre suivant le jour. Et puis est arrivé l'ami ultime arrivé en bonus, celui qui s'est vu affublé du surnom "L'arbre à enfants". Cet homme est magique, les enfants l'adorent, et les parents peuvent profiter gaiement en voyant leurs amours tout joyeux passer leur soirée à rire et à profiter de cet oncle un peu foufou qui comprend si bien leurs jeux et leur en trouve de nouveaux.


Nous avons passé là deux très belles journées, avec de bonnes conversations, de bons silences, de bons jeux, des enfants arrosés au jet d'eau, un matelas gonflable dégonflé puis regonflé, des fous rires, du houmous, de la musique, des tchip tchip d'oiseaux, une plaine de jeux, des doigts coincés dans une porte dont l'un nous offrira un ongle qui se détache soudain près de trois semaines plus tard à la plage, un anniversaire inattendu, un gâteau aux poires et un autre aux pépites de chocolat, des glaces qui coulent sur les doigts, des descentes de toboggan, du Chokénut et du Nutébon ou je ne sais plus lesquels mais des douceurs de La Noiseraie en tout cas, des grands questionnement, des parties de Batawaf, des petits débats, et même une grande conversation sur les passions et ce qu'on en fait. C'était un parfait début de vacances. C'était parfait tout court.

16 August 2016

Mes envies de lectures II : livres de recettes

On a toujours besoin de livres. Pour les enfants, certainement, pour les adultes, tout le temps. J'ai mentionné au printemps des envies de lectures thématiques qui ne se sont malheureusement pas encore réalisées. Mais comme je ne peux pas m'en empêcher, voici une petite liste axées sur les recettes. Certains de ces recueils sont déjà dans ma cuisine mais... si je pouvais avoir le temps qui va avec pour préparer tout ça au lieu de courir toute la journée, ce serait un sacré bonus pour vous parler plus longuement d'eux.



Zen - 99 recettes pour nourrir le corps et l'esprit, de Kakuho Aoe (collection V de L'Âge d'Homme)
J'ai découvert ce petit ouvrage dans ma boîte aux lettres (merci L'Âge d'Homme!), et j'ai tout de suite été conquise par le concept. L'ouvrage respire le calme, le bon, le sain. La mise en page aussi est épurée, on s'y sent bien, on a envie de manger doucement de belles choses en prenant le temps de les préparer et de les savourer. Je vais glisser celui-là dans les mains de Mister V, je sens que ça va l'inspirer... 
Healthy Vegan, de Marie Laforêt (éd. La Plage)
Il est là, il est dans ma cuisine, il m'attend. Il a sauté dans mon panier lors d'un passage en librairie. Il était trop beau, il me faisait de l'oeil, je n'ai pas résisté. D'abord, parce que c'est Marie Laforêt, et que toutes ses recettes sont géniales. Ensuite, parce que j'ai adoré son grand recueil Vegan qui est notre livre de recettes de référence, celui auquel on revient tout le temps. En enfin, si c'est écrit healthy c'est que ça ne peut qu'être bien, non?




Végane sur le pouce, de Julie Hasson (collection V de L'Âge d'Homme)
Lui aussi m'attend, car j'ai eu la grande joie de le recevoir de la maison d'éditions. Changement de registre, là on est sur du plaisir simple et des envies de manger devant un film, ou avec les doigts, comme dans un diner américain. C'est l'autre côté de la balance, à déguster en musique, sans prise de tête. Voilà qui convient très bien à ma petite folie actuelle: revoir toutes les saisons de Gilmore Girls -  on va dire que ceci est le livre de recette de chez Luke... Bientôt, donc, bientôt...



Ma petite boucherie vegan, de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower (éd. La Plage)
Nous avons déjà Street Food Culture et Des cupcakes pas comme les autres. Il serait bien de compléter notre collection de la famille de VG-Zone. Cet ouvrage-ci étant axé sur les similis maison, j'aimerais bien pouvoir le mettre entre les mains de Mister V, parfois surnommé le roi du seitan chez nous.




Faux-mages véganes, de John E. Schlimm (collection V de L'Âge d'Homme)
Mister V a le livre de Marie Laforêt sur les fromages véganes, et est devenu un expert de la question dans notre foyer. Bien évidemment, venant de France, il est très important pour lui de trouver de bonnes versions véganes. Pour l'instant, c'est surtout sa mozzarella qui a la cote, mais il serait bien qu'il complète ses talents. J'avoue, là aussi l'envie est donc celle de profiter de ce qu'il nous concocterait à partir de ce livre-là...



Green - cuisine végétarienne, sans gluten, souvent vegan, parfois crue, de Anya Kassoff (éd. La Plage)
Petite entorse à mes envies, un ouvrage qui n'est pas du 100% végétalien. Mais suffisamment, et c'est annoncé dans le sous-titre - ce qui change, car de nombreux livres de recettes végétariennes manquent cruellement de préparations complètement végétales. On retrouve une belle couverture et de belles photos, et ces envies de nourriture saine et pleine de couleurs.



Blender Girl - De délicieuses recettes véganes, sans gluten et saines de plats et boissons, de Tess Masters (collection V de L'Âge d'Homme)
Ce cadeau attend également que je me plonge dans ses recettes, mais rien qu'à le feuilleter j'ai l'eau à la bouche et le blender qui me démange. Non les blenders ne sont pas réservés à la folie des smoothies. Il y en a ici, bien sûr, mais également des sauces, des tartinades, des soupes, des desserts,... Je crois bien que toutes les recettes de l'index m'ont fait envie!


Chocolat vegan, de Fran Costigan (collection V de L'Âge d'Homme)
Il est écrit chocolat dans le titre, il y a plein de chocolat sur la couverture, le livre sent le chocolat, et on a plein de chocolat sur les doigts en le feuilletant... dois-je vraiment trouver plus d'arguments pour justifier cette envie?



Bon, cette liste m'a donné faim, c'est malin...

19 July 2016

Une parenthèse helvétique

Au tout début de l'été, avant la fin de l'année scolaire, je me suis fait un petit week-end à Genève, comme cela peut m'arriver (bien trop peu souvent) pour voir la famille et les amis, et me rebrancher à ma base. Car oui, j'ai grandi en Suisse romande, comme le titre de ce blog ne l'indique pas. Après un hiver et un début de printemps bien moroses (Mister V est de Paris, nous habitons Bruxelles), rentrer pour une petite parenthèse était devenu quasi indispensable à ma santé mentale. J'y suis allée en solo, malgré les reproches des petits V qui auraient bien voulu venir voir leur cousine. J'ai culpabilisé le temps de faire ma valise, mais j'avais tellement besoin de souffler que c'était la meilleure décision.


Arrivée un vendredi matin bien tôt, j'avais un peu de temps pendant que tout le monde travaillait et que ma nièce était à l'école. J'avais mis mon réveil à 5h00 pour arriver bien à l'heure à l'aéroport, mais Mini V a fait un petit cauchemar à 4h40, et comme je n'allais pas me rendormir pour revivre une deuxième fois la douleur du réveil un petit quart d'heure plus tard, autant dire que j'étais bien à temps. Et bien crevée. Un lait russe au lait de soja chez Exki à Zaventem m'a permis de rester éveillée pour trouver ma porte et mon avion, mais aussi de ne pas réussir à profiter du trajet pour dormir. Et arrivée à Genève j'ai cherché une nouvelle dose de caféine. À noter que je n'aime pas le café, et que je ne le bois donc qu'enrobé de plein de lait végétal. C'est ainsi que je me suis retrouvée pour la toute première fois de ma vie dans un Starbucks, sachant que là je trouverais des options. En effet, il y avait le choix entre lait de soja et lait de coco. C'est donc équipée d'un soy latte plein de glaçons que je suis allée au bord de l'eau profiter du calme, et me retrouver enfin.


J'étais arrivée relativement affamée, n'ayant quasi rien mangé le matin, pour cause d'estomac pas encore réveillé et d'étourderie - oublié de prévoir que je ne trouverais probablement rien à l'aéroport. N'ayant pas envie de fouiller et perdre du temps pour de si basses considérations, j'étais passée dès mon arrivée à Genève prendre un sandwich tofu fumé et carottes marinées chez Greens comme il y a deux ans. Ce n'est qu'après que j'ai vu que chez Aperto à la gare existait un sanwich végane au médaillon de légumes. Bon à savoir pour la prochaine fois...


Je me suis baladée, j'ai retrouvé la famille, je me suis rebaladée, j'ai retrouvé une amie. Nous avons passé un joli bout d'après-midi à discuter sous un parasol dans la vieille ville. Que c'est bon les amitiés ancrées depuis si longtemps qu'elles ne vieilliront jamais vraiment. Je me suis baladée encore. Le simple fait d'avoir du temps pour soi est un luxe inespéré quand on a deux enfants. Marcher est un de mes grands bonheurs et je ne le fais quasi plus depuis que notre vie tourne à du beaucoup trop à l'heure. J'en ai donc bien profité, j'ai tout fait à pied. Là où les atmosphères remontent à ma jeunesse et où l'air sent toujours que le lac n'est pas loin. Là où je me sens bien. Là où je respire complètement.


En fin d'après-midi, quand les écoles ont été finies et les bureaux délaissés, j'ai retrouvé les miens dans une plaine de jeux ensoleillée. La petite s'est bien dépensée, avec les copains qu'elle connaissait et ceux qui n'auront duré que ce temps-là, entre les balançoires et les jets d'eau, boudant le bac à sable mais faisant toutes les acrobaties possibles. Pendant ce temps-là, les adultes ont organisé un petit apéro improvisé, avec collègues et parents de l'école. Houmous, raisin, artichauts marinés, petites tomates et... des chips Zweifel au paprika, qui m'attendaient adorablement car la grande faiblesse que j'ai pour elles est bien connue.


C'était un magnifique week-end, avec du soleil dans tout le ciel, et une chaleur juste parfaite. Pour tout dire, je n'ai pris que mes sandales adorées que j'avais aux pieds, et ai passé tout mon séjour comme ça (voire à pieds nus quand c'était possible, car je fais partie de la gent réfractaire aux chaussures). Bref, le temps idéal pour se ruer sur des salades fraîches. Celle ci-dessus incarnait le bon goût de la simplicité: laitue, tomates cerise, avocat, rondelles de radis, basilic du balcon, sésame et graines de potiron grillées. Un peu de melon à côté, une tranche de pain pour pousser le tout sur la fourchette, et hop.


Je ne sais plus quand on a mangé quoi (ici des pâtes aux aubergines, poivron, basilic, ail...), mais je me souvien que tout était frais, et délicieux, et que ça manquait de légumineuses au final mais que sur deux jours ce n'est franchement pas bien grave. On s'est promenées en ville pour faire des petites boutiques (pour une fois que j'avais le temps!) et passer dans une librairie - ma nièce devant trouver un cadeau pour un anniversaire auquel elle était invitée. J'en suis bien évidemment sortie avec un livre pour Mlle V et un puzzle pour Mini V, histoire de leur ramener un petit souvenir aux couleurs locales - et de les éduquer au passage (mon excuse préférée pour leur offrir des choses...).


Le jour de mon départ, après un passage au marché où le sachet de cerises n'est pas arrivé bien plein à sa destination, mais la bouche de ma nièce était joyeusement barbouillée, nous sommes allés aux incontournables Bains des Pâquis. C'était la première sortie avec maillot de l'année - mais j'avais évidemment omis de prendre le mien. Place aux enfants joyeux bien contents de retrouver l'eau et ses jeux et sa joie. À la buvette, on a trouvé des jus de fruits frais et une belle assiette végétale à goûter au bord des vaguelettes: salade de riz et quinoa avec raisins secs, abricots et carottes, tofu mariné, et salade fraîche de concombres, tomates, radis, oignons... Les morceaux de tofu étaient trop gros et trop peu pressés pour avoir vraiment bon goût et profiter de la marinade, mais les salades étaient de parfaites compositions de saveurs. Inspirer, déguster. Un moment délicieux à tous points de vue avant de reprendre le chemin du quotidien bruxellois.