13 July 2015

Une belle soirée au BBQ vegan de EVA

Vendredi 3 juillet se tenait le barbecue vegan annuel de l'association végétarienne EVA dans les jardins du Wiels. Et, miracle, nous pouvions y aller à trois - Mlle V passant quelques jours à la campagne à se faire chouchouter par ses grands-parents. Nous avons invité une amie à nous y rejoindre et hop, nous sommes partis pour le Vegan BBQ Extravaganza! de Bruxelles.


Première étape, trouver le lieu. Ni au Wiels, ni au Brass, mais entre les deux, cela semblait simple, or l'entrée après la fermeture du musée se fait par l'arrière, et les flèches n'étaient pas toutes au point. Nous avons discuté avec deux-trois autres perdus comme nous et finalement trouvé comment rejoindre les festivités que nous apercevions à travers les grilles fermées. Joie et soulagement immédiat de voir qu'il y avait plusieurs tonnelles offrant de l'ombre, plus que bienvenue en ce jour de canicule.


À l'arrivée, on nous a accueilli avec le sourire en deux langues, et on nous a expliqué le principe: il y avait trois brochettes, on recevait donc trois tickets de couleurs différentes; les salades étaient en accès libre, et une autre carte à acquérir en plus donnait droit aux boissons et au dessert. On a fait un petit repérage, notre amie qui n'avait pas pu réserver à temps a gentiment parlementé et appris avec bonheur qu'il y avait assez de stocks pour qu'elle puisse participer. Munis de nos tickets, nous nous sommes dirigés vers les barbecues.


Deux types de brochettes étaient en cours de cuisson, une troisième était disponible tout de suite. On a complété nos assiettes au salad bar, et on est allé s'asseoir, le tout en tentant de contenir Mini V qui s'approchait trop des lieux de cuissons, et voulait sa propre assiette. J'en ai pris une vide en plus, et partagé dedans une partie de la mienne dès que nous nous sommes assis. Pas de chance, il ne voulait que des pommes de terre. Bon, aussi du tofu grillé. Ah, avec de la vegenaise? Ah, alors là il en voulait bien plein... J'ai gardé un oeil sur notre next generation pendant que Mister V et notre amie sont allés chercher les boissons. En attendant, des carafes d'eau agrémentées de rondelles de citron étaient déjà disponibles sur les tables. Bonne idée.


Je me réjouissais de ce barbecue vegan pour plusieurs raisons. Déjà, c'est toujours du bonheur de manger un repas végétalien sans avoir dû le préparer soi-même - croyez-en une mère de famille qui travaille à plein temps et fournit tous les repas d'école de son aînée, sans oublier tous les gâteaux d'anniversaires, les rendez-vous sociaux des petits et des grands, et autres inventions scolaires parfois à la dernière minute. Bref, si je peux m'asseoir quelque part et qu'on me serve à manger, je suis toujours heureuse par principe. Malgré tout, sur ce plan-là le bilan est mitigé: j'avoue que seule une des trois brochette m'a plu, celle au seitan mariné. Les deux au tofu étaient assez sèches et peu savoureuses, la vegenaise aidant beaucoup, mais malheureusement celle-ci est vite venue à manquer. Heureusement, les salades de leur côté étaient très sympathiques et assez variées à mon goût. Les organisateurs ont apparemment bien écouté ces réactions venues de plusieurs personnes et comptent améliorer la chose pour les prochains événements. Bien, alors je reviendrai.


J'étais également venue car je souhaitais rencontrer d'autres vegans. Finalement, nous en connaissons bien peu, et j'aimerais surtout connaître d'autres familles, notamment pour que mes enfants puissent avoir des activités où ils ne sont pas systématiquement les seuls vegans. J'avais bien prévu le coup, m'étant annoncée sur le groupe Brussels Vegan Meetup. Et puis... j'avais oublié qu'en fait je suis assez timide. Et que j'étais notamment avec Mini V: garder constamment à l'oeil un petit muni de volonté propre complique les choses. Et puis j'avais oublié que je ne savais pas trop comment aller vers les gens. De plus, en tant que mère bien fatiguée (vivement les vacances, les vraies), j'avais lu en diagonale les infos pour le rendez-vous, raté le signal de reconnaissance visuelle, et n'ai donc pas du tout su à qui m'adresser... Un coup dans l'eau, mais entièrement de ma faute.


Nous avons tout de même rencontré un membre de ce groupe en fin de repas, tout simplement parce que lui et Mister V se sont reconnus, ayant un ami commun. Nous avons ainsi entamé une très agréable discussion avec J., parlé aussi de cours de cuisine pour enfants (vegan, évidemment) qu'il donnerait à la rentrée - je signe tout de suite! Sur le plan social, c'était donc une demi-réussite. J'ai ainsi fait la connaissance d'un vegan très sympathique, et qui a en plus eu l'incroyable gentillesse de jouer au badminton avec Mini V (autant qu'on puisse le faire avec un enfant de même pas 3 ans), et de l'emmener pour aider à replier des chaises et des tables. Notre fils était tout content de faire comme les autres et de se sentir utile.


J'étais également venue parce que c'était enfin une occasion de passer une soirée à manger avec des gens (autres que ma petite famille) sans devoir parler de véganisme. En effet, j'ai l'impression que toujours on doit expliquer, parfois justifier, et souvent répondre à mille questions. Ceci n'est absolument pas un problème en soi, c'est ainsi que l'on avance et que l'on informe. Mais parfois on a envie de juste partager un bon repas sans devoir débattre. En l'occurence, cela n'a pas été le cas, mais une fois de plus je plaide coupable. L'amie que nous avions invitée n'est pas vegan mais très curieuse, et a effectivement posé beaucoup de questions, ce qui était assez logique vu le cadre de base. Et ce qui a permis de découvrir des choses de part et d'autres, et d'avancer. Pas de regret, donc.


Finalement, alors que nous avions prévu de rester jusqu'à 20 heures au plus tard, nous sommes restés en plein air à profiter de ce cadre étrange fait de potager éducatif et de trains qui passent juste derrière ("Oh, un train, oh oui!", Mini V, toutes les 10 minutes), dans la chaleur qui retombe, dans l'amitié existante et celle qui naît, dans les conversations intenses, dans les jeux simples avec un enfant joyeux qui devrait dormir depuis très longtemps mais qui profite d'une ambiance pré-vacancière... Nous sommes repartis vers 23 heures, fatigués mais légers, dans un sourire qui a passé une très bonne soirée.

06 July 2015

Un week-end au soleil

Il y a quelques semaines, Mlle V et moi-même avons eu la chance de nous échapper pendant un long week-end au Portugal. Nous étions là-bas pour une grande fête à laquelle participaient des amis de ci (Suisse), de là (France) et de là-bas (Belgique), ainsi que la famille de nos hôtes. En résumé, nous n'étions jamais moins de quinze à table. Et évidemment, nous n'étions que deux véganes, mais il y avait également une amie végétarienne parmi ceux qui logeaient là tous les jours. Pour la grande fête elle-même, deux cousines ont préparé à manger spécialement végétalien pour nous.


Le Portugal, c'est l'hospitalité, et la mère de mon amie fêtée ces jours-là a depuis toujours été d'une générosité et d'un accueil incroyables. Nous lui avions dit de ne pas trop chercher à faire des plats spéciaux, parce que en ce qui me concerne je peux m'adapter en mangeant ce qui est végétalien, et ma fille ayant 6 ans est difficile de toute façon - il aurait été très dommage que notre hôtesse passe du temps à préparer des plats vegans exprès pour voir ma fille les repousser au final.


La chance, c'est que là où nous étions il y avait un grand potager. D'ailleurs quasi tous les légumes qui apparaissent sur les photos ci-dessous viennent de là et avaient été cueillis fraîchement le jour-même. Nous avons mangé des choses simples et bonnes, et j'étais tellement occupée à profiter de la bonne ambiance, des amis et de la détente, que j'ai oublié de photographier la moitié de ce que j'ai vu, dont les röstis maison (une petite part de Suisse au Portugal, j'ai adoré) par exemple. 

Voici donc quelques instantanés de ces jours hors du temps.

Crème de petits pois. De la soupe était servie chaque midi en entrée, et c'est la seule que j'ai pensé à prendre en photo.

Riz aux raisins secs, salade, betterave râpoées au citron, carottes râpées, le tout 'sauf le riz!) du jardin.

Riz (c'est une région de rizières), champignons sautés, salade de fèves.

Les cerises joliment présentées dans de l'eau avec glaçons.

 Poires au Porto.

 
L'après-midi, des plats de fruits...

...accompagnés d'eau frâiche au citron et à la menthe ciselée.

À la grande fête, le taboulé...

...ainsi que le curry de légumes.

Parmi les desserts festifs, nous avions le choix entre les fruits,

le gâteau orange et cannelle préparé par une cousine, et dont j'aimerais bien la recette,

et des muffins banane-chocolat que j'avais préparé pour aider et garantir que Mlle V ait quelque chose de connu et qu'elle aime. (Elle a en fait adoré le gâteau à l'orange, ce qui est une bonne nouvelle pour tout le monde.)

Et pour contribuer à l'effort familial, écossage de fève tous ensemble entre deux verres d'eau citronnée.

Bon, on y retourne quand, alors?

02 July 2015

Deux véganes dans les airs

Avec les grandes vacances, de nombreuses familles vont prendre l'avion pour chercher plus de soleil ailleurs. Et qui dit prendre l'avion veut parfois dire y manger un repas. Prenant rarement la voie des airs et aussi peu des compagnies qui fournissent des repas, ce n'est que ce printemps que j'ai pu tester la réservation de "repas spéciaux" pour un trajet.

En effet, Mlle V et moi-même avons fait une petite escapage au Portugal au mois de mai, pour la grande fête d'anniversaire de sa marraine. Comme nous ne partions pas longtemps, qu'il fallait jongler avec les horaires d'école et mon travail (moyennant une demi-journée de congé tout de même), et qu'avec en plus une heure de décallage horaire je souhaitais trouver un trajet qui ne soit pas trop destructeur pour le sommeil de ma petite demoiselle, le seul choix qui rencontrait toutes ces contraintes était de partir avec la compagnie nationale portugaise, la TAP.

Pour l'aller, les choses ne se sont pas très bien passées, mais c'est entièrement ma faute. Je ne m'étais pas du tout rendue compte qu'en prenant un avion en milieu d'après-midi prévu pour aterrir vers les 18 heures avec une compagnie nationale nous allions recevoir un repas, ni que ce n'était pas comme dans le low-cost avec plein de junk food à acheter (style chips au sel) pour se caler. Nous n'avions donc rien de spécial de prévu, il n'y avait rien d'autre à bord, et nous avons ainsi reçu un sandwich on ne peut plus anti-vegan: poulet, oeuf et fromage, avec une feuille d'épinard pour rigoler...


Je m'en suis voulue de ne pas avoir appelé plus tôt la TAP pour préciser notre régime spécial avec notre réservation, de m'être laissée déborder par la vie et le temps qui file... mais il était trop tard pour y changer quoi que ce soit. Nous avons fait contre mauvaise fortune bon coeur: j'ai enlevé toutes les parties animales possibles, graté ce qui restait sur le pain, et Mlle V, se trouvant soudain affamée et toujours très inventive dans le pas sain du tout, s'est fait des tartines au sucre avec le pain restant et le sucre donné pour le café...


Au retour, tout était différent. Comme nous partions à midi, il était clair qu'il y aurait un repas à bord. J'avais pour celui-ci téléphoné quelques jours auparavant (le matin de notre départ aller, pour être exacte) le centre de contact et donné le code du repas spécial voulu. Au départ, j'avoue que la liste des repas spéciaux m'a complètement décontenancée: voulais-je un repas végétarien ou un repas sans lactose? Lequel correspondrait le mieux? J'ai donc interrogé mon interlocuteur de la TAP en espérant qu'il en saurait plus. Il m'a alors expliqué que le repas dit "végétarien" était en réalité "végétarien strict/végétalien". Donc parfait pour nous. Il m'a tout bien confirmé, en regrettant que ce serait trop tard pour notre avion aller (c'est là que j'ai commencé à me douter que ça allait mal se passer), mais que tout était en ordre et que je ne devrais plus rien confirmer pour le retour.

J'étais un peu inquiète, ayant lu plusieurs mise en garde sur des sites vegan américains disant qu'il fallait toujours revérifier plusieurs fois avant que le repas était bien dans l'avion, etc. Mais nous avons fait confiance, surtout en voyant que lors du check-in en ligne deux jours avant le vol il était bien écrit "Vegetarian/vegan meal" à côté de nos noms.


Pendant le vol, nous avons regardé les chariots à roulette arriver de loin. J'ai croisé les doigts assez fort, plus inquiète pour Mlle V que pour moi. Au pire, je pouvais tenir sans manger pendant quelques heures. Pour un enfant de 6 ans, c'est très différent, et j'aurais dû composer avec d'hypothétiques chips et autres joyeusetés disponibles dans cet espace confiné dans le ciel (du sucre au sucre?). Le premier chariot était encore très loin quand une hôtesse est venue droit sur nous avec deux plateaux et un grand sourire, qui m'a demandé: "Two vegan meals, right?". Oui, oui, right, c'est bien pour nous!


Nous avons donc été servies bien avant nos voisins intrigués, dont certains visiblement jaloux. Restons calmes, ça aurait aussi bien pu être l'inverse, mais cette avance a permis d'éviter une inquiétude à Mlle V, qui se demandait vraiment si cette fois-ci on pourrait manger quelque chose. Nous avons donc reçu un plat chaud composé de petites pâtes grecques, de tofu grillé dans une sorte de ratatouille, et de légumes vapeur. À côté, de l'ananas, une tranche de pain toast coupée en deux et une petite barquette de margarine. En voyant ensuite le plateau de mon voisin direct, j'ai pu constater que même notre pain était différent de celui du plat "standard" - et que nous avons probablement mangé du pain non végétalien à l'aller, je m'en veux encore plus.

Mlle V a dégusté, ravie, en regardant un film de Clochette, toute contente de son expérience - oui, la tablette prise à la dernière minute m'a été fort utile pour aider une petite fille à supporter un voyage de près de trois heures en avion entouré d'attente dans les aéroport. Et je n'ai même pas honte. Elle a évidemment nié les légumes, qu'elle m'a donné aussitôt. Le plat était très correct pour de la nourriture d'avion, voire plutôt agréable. Un très bon essai au final: on n'aura plus peur la prochaine fois qu'on ira au Portugal!


Conclusion, il vaut mieux téléphoner à la compagnie d'aviation et signaler le code pour repas végétalien plusieurs jours avant le décollage, et ceci même si on ne pense pas forcément bénéficier d'un repas à bord, car on ne sait jamais. Ensuite, j'imagine que les choses varient d'une compagnie à l'autre, mais notre expérience montre que cela peut se passer très facilement. Or, en vacances, on aime la simplicité, ça tombe plutôt bien...

29 June 2015

Les défis de l'école ou la créativité alimentaire à la dernière minute

L'année scolaire touche à sa fin, dans la joie et la tristesse, ce doux mélange de mélancolie qui commence trop tôt et d'impatience exaltée. C'est la dernière fois où je n'ai qu'un seul enfant à l'école, puisque Mini V fera sa joyeuse entrée en maternelle à la rentrée. Mes casse-tête seront multipliés, mais mes trajets quotidiens seront simplifiés. Verre à moitié plein, toujours.

Avant de célébrer la liberté de l'été (enfin, celle des enfants), petit retour sur des défis relevés au cours de ces derniers mois.


En effet, Mlle V a eu la chance de participer à de nombreuses activités avec sa classe, mais certaines n'étaient évidemment pas compatibles avec son mode de vie vegan. Pour le quotidien, elle était bien parée avec ses boîtes et la question des anniversaires était grandement simplifiée. Pour le reste, il a parfois fallu jongler.

Parfois c'était simple, il fallait juste adapter un peu par-ci, faire quelques cupcakes par-là. Et parfois c'était un peu plus surprenant. Mlle V et ses camarades ont ainsi abordé le thème de la préhistoire, notamment grâce à l'exposition sur les grottes de Lascaut qui a eu lieu au Cinquantenaire. Un investissement magnifique, un intérêt palpable, et puis... l'annonce par les maîtresses d'un grand "repas de Cro-Magnons" avec déguisements faits maison, et surtout nourriture "préhistorique": des légumes, ok, des brochettes de fruits, super. Et des cuisses de poulet, à manger avec les mains en grognant comme de vrais hommes préhistoriques... C'est le genre d'annonce qui me fait rater un petit battement de coeur, avant de repartir à la recherche d'une solution.


Pour le coup c'est Mister V qui a trouvé une idée qui permettait à Mlle V d'avoir quelque chose qu'elle aime, et qui puisse être mangé de la même façon. Il a préparé du seitanfu maison issu de notre bible de cuisine, Vegan de Marie Laforêt. Ensuite, je l'ai façonné pour donner des formes ressemblant le moins peu possible à des cuisses de poulet, et puis nous voulions planter des bâtonnets dedans pour faire l'os. Pas de chance, je n'en ai pas retrouvé dans mes tiroirs le matin même à 6h12. Mlle V est donc allée à l'école avec des cuisses de poulet vegan faites de seitanfu et de... petites cuillères en plastique plantées dedans! Elle a adoré, a pu faire comme les autres tout en se respectant. Ouf, défi relevé en équipe et haut la main.

Et puis vers la fin de l'année scolaire, la classe a suivi le thème des autres cultures, en voyant plein de pays différents - et en mettant les parents à contribution. Le résultat, c'est qu'au milieu des ateliers, chansons et danses, il y a eu énormément de nourriture: souvent nous ne le savions pas avant, et Mlle V nous a annoncé l'événement par après, mais elle a toujours eu quelque chose en échange. Parfois, miracle, c'était vegan, comme les roulés éthiopiens à trois goûts différents dont une version aux pois chiches.


Et puis un grand repas multiculturel a été annoncé: Grèce en entrée, Suède en plat principal, Autriche au dessert. Je n'ai jamais réussi à savoir ce qu'il y a eu de grec, le plat principal annoncé était évidemment composé de boulettes et de pommes de terre, et enfin un struedel aux pommes fermait la marche. Le tout cuisiné en classe au préalable.


Pour la Suède, j'ai dû laisser tomber, Mlle V n'aimant aucune des versions de boulettes vegan testées jusque là. On a pensé à refaire du seitanfu, mais le temps a joué contre nous. Pour la Grèce, j'ai dû imaginer. J'ai acheté des feuilles de vignes farcies sans viande, sachant que Mlle V les adore. J'ai fait un tzatziki maison au hasard: yaourt de soja nature, jus de citron, huile d'olive, concombre, menthe. Je me suis levée plus tôt pour cette préparation, pour que le tzatziki soit bien frais.

Et pour le struedel, j'ai trouvé une recette en ligne (dont j'ai malencontreusement perdu le lien après, sinon je le mettrais). Je n'étais pas persuadée que Mlle V allait aimer, mais au moins elle aurait le choix d'en avoir une version vegan. Et nous avons amené tout ça en classe le matin même.


Au final, elle a passé une très belle journée et un bon repas. Elle n'a aimé ni le tzatziki (alors qu'elle en aime tous les ingrédients séparément), ni le struedel. D'ailleurs aucun des struedels car celui fait en classe était également vegan. Si j'avais su...


Cela n'a l'air de rien dit comme ça, mais ces situations sont un véritable casse-tête, parce que nous sommes toujours prévenus à la dernière minute. Dans l'idéal j'aspire à trouver alors une alternative qui soit le plus ressemblante possible, tout en restant simple, qui n'ajoute pas de travail aux maîtresses qui en ont déjà bien assez comme ça, et qui plaise à Mlle V qui a hérité de mon côté disons... précis dans ses goûts.Pas toujours évident à concocter de la veille au lendemain avec les moyens du bord, ou plutôt des réserves, au milieu d'une vie qui roule déjà (trop) à toute vitesse.


Je constate en tout cas qu'au fil des mois et maintenant années je gère mieux ces situations, je trouve plus facilement mes marques. Et cela nous donne tous de la force. Je sens d'ailleurs que ma fille n'est pas vraiment inquiète, parce qu'elle est persuadée qu'on trouvera toujours des solutions. Une marque de confiance magnifique - et qui place la barre haut. 

Allez, on va profiter des vacances pour se reposer de tous ces défis, pour mieux reprendre en septembre, multiplié par deux!

26 June 2015

Poz"Café, au service des végés

Avez-vous déjà entendu parler de Poz"Café? Moi non plus, ou presque. C'est totalement par hasard que nous est venue l'information qu'un nouveau café avait ouvert vers la rue Defacqz à Saint-Gilles, où il y avait de quoi contenter les végés. Mieux, le brunch du dimanche y est entièrement végétarien et quasi totalement vegan!


Nous avons profité d'une visite au Parvis de St-Gilles il y a quelques semaines pour aller goûter ce fameux brunch avec Mini V. Je ne suis pas sûre que l'endroit est conçu pour accueillir des enfants. Nous nous sommes installés dans le fond, un peu cachés, pour ne pas déranger l'ambiance cool et trendy en place et mieux retenir notre petit garçon qui avait envie de bouger.


J'ai choisi le buffet, évidemment, et Mister V a préféré opter pour un bagel. Mini V a quant à lui piqué dans les assiettes au fil de ses envies, le petit veinard. Le bagel falafel et houmous était très bon, même si je l'aurais préféré plus léger, avec du tahini par exemple à la place du houmous. Mais cela m'a quand même donné envie d'en prendre un une prochaine fois. À noter, la première sauce arrivée n'était pas végétalienne, mais il a suffit de demander pour en recevoir une autre à la place.

Quant au brunch vegan, il y avait le choix. Un peu de sucré, mais surtout du salé, ce qui me convient parfaitement. Voici un petit tour d'horizon mal photographié des plats à disposition.

Le coin sucré, avec pain des fleurs, oatmeal, crumble, muesli.



Il y avait même de la mozzarisella, que j'ai enfin pu goûter. C'était très très bon, même si je préfère la mozza vegan maison faite par Mister V (encore une recette de Marie Laforêt), et j'avoue qu'un filet d'huile d'olive n'aurait pas été inutile.


Face à tout ce choix, j'ai trop mangé, évidemment. C'est le syndrôme de la vegan qui a tellement l'habitude de manger tout ce qu'elle peut à l'extérieur que quand tout est vegan, soudain ça fait beaucoup. Je me suis servie deux assiettes, partagées avec Mini V. C'était aussi la première fois que je goûtais les fishsticks vegan, et (comme ça se voit) j'ai beaucoup apprécié - je me demande où ils les ont trouvés.



Nous avons beaucoup apprécié cette pause détente sans devoir réfléchir et analyser tout ce qui se trouve sous nos yeux. Leur carte de bagels & co est disponible toute la semaine, on peut emporter des plats, et si on veut du lait de soja, il y en a (moi qui ai toujours préféré le lait de riz...). Il y a même des pâtisseries vegan - pas goûtées, mais une prochaine fois certainement.


Je recommande cet endroit pour son brunch vegan, qui ne peut que s'améliorer au fil du temps. J'ai entendu dire qu'ils allaient arrêter de faire ce brunch par manque de clients, alors c'est le moment ou jamais de les soutenir en y allant. C'est à ma connaissance le seul brunch vegan de la ville, ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter et se battre pour le garder.

rue Defacqz 92
1060 Bruxelles
info@pozcafe.be

Heures d'ouverture:
Du lundi au vendredi de 7h00 à 20h00
Samedi de 8 heures à 20 heures
Dimanche de 10h00 à 20h00

15 June 2015

SuperVlieg SuperMouche SuperSandwich SuperJournée

Hier, c'était le jour de la Marche pour Fermeture des Abattoirs. J'ai hésité, mais ce n'est jamais une décision facile à prendre, les manifestations, avec des enfants. Et cela faisait des semaines qu'on parlait de SuperVlieg SuperMouche, le grand rendez-vous annuel des enfants... Alors pendant que de nombreux vegans se battaient pour faire fermer les camps d'abattage, nous sommes allés à la place au Parc de Forest passer une journée de détente.


SuperVlieg SuperMouche, c'est un festival d'art contemporain pour les enfants organisé chaque année par le Wiels. Ancré localement et socialement, il est préparé avec l'aide d'écoles maternelles et primaires, de nombreux artistes et bénévoles, et se veut également durable et respectueux de la nature. Impossible à décrire, cette fête faite d'installations pour les enfants à manipuler, expérimenter, de parcours d'obstacles, d'art caché dans les arbres, de musiques sur instruments improbables, est le rendez-vous incontournable des enfants bruxellois.


Où d'autre peut-on faire un tour en Vespa-bain, suivre des histoires dans un carrousel actionné à la roue manuelle, écouter et regarder des sculptures musicales, ajouter sa touche personnelle à une construction participative en bambou avant de tenter un parcours d'équilibre? Grande chance cette année, il faisait beau sans faire trop chaud. Un short et une robe, un peu de crème solaire, un chapeau, et les enfants étaient prêts à s'éclater toute la journée. Dès l'entrée dans le parc, ils ont pu explorer joyeusement.


Comme toujours dans ce genre de manifestations, il y a des spectacles à heures fixes, ce qui est tout à fait normal, et on n'arrive jamais à les voir parce que gérer le plan, les enfants, les envies et ces horaires, ce n'est pas toujours évident. Et comme toujours, on a l'impression de ne pas avoir vu la moitié des merveilles présentes, parce qu'il y en avait tant et tant. Surtout que très vite on a retrouvé des copains et des copines: comme tous les enfants de Bruxelles étaient là, ou presque, évidemment Mlle V y a rencontré ses amies. Pour certaines, c'était prévu, pour d'autres, le hasard a oeuvré en sourire. Et nous nous sommes vite retrouvés avec une petite dizaine d'enfants et presque autant d'adultes.


Et puis s'est posée la question du repas. Pour les enfants, j'avais comme toujours prévu des tartines de secours au cas où en plus des en-cas pour le goûter. Ne jamais risquer d'être prise au dépourvu dans un festival public avec deux enfants potentiellement affamés voire fatigués. Pendant que ceux-ci profitaient du carrousel mécanique, Mister V a fait un tour d'horizon et repéré ce qui semblait constituer les deux possibilités végétaliennes: un sandwich au houmous d'un côté, et un sandwich aux légumes grillés de l'autre. Pour le second, il s'avèrera que c'était une fausse promesse, du fromage râpé non annoncé sur le menu ayant été glissé au milieu, se mêlant au tout et indissociable. Dépitée, j'ai offert ce sandwich de la trahison à une autre maman, qui en a bien profité. Gaspillage évité, voyons le verre à moitié plein...


C'est au stand de Den Diepen Boomgaard, ferme biologique de réinsertion sociale qui produit notamment des paniers bio, que nous avons trouvé notre bonheur: un sandwich au houmous garni de crudités. En voyant cela, Mlle V en a réclamé un aussi, mais... sans les crudités. Nous sommes donc partis nous installer au creux d'un arbre avec nos deux versions d'un même sandwich. J'ai pu observer mes petits V se partager gaiement la version "Oh surtout pas de légumes non-non-non au secours", dans une petite danse tendre et complice.


Pendant ce temps, j'ai partagé la version vitaminée avec Mister V. Si nous avions su que l'autre sandwich nous laisserait tomber, nous en aurions chacun pris un entier au houmous, mais nous étions encore dans l'ignorance. Et c'est très dommage, car Den Diepen Boomgaard avait bien fait les choses: c'était bon, c'était épicé, c'était frais, c'était un mélange bien harmonieux. J'en reprendrais bien un autre là, maintenant, d'ailleurs.


La dégustation faite, nous sommes repartis explorer le parc avec les amies de Mlle V et leurs parents qui sont un peu des copains aussi, ce qui toujours agréable et inattendu quand on suit la vie de nos enfants. Et même si la journée était officiellement conçue pour eux et qu'il fallait constamment veiller à ce qu'aucun ne s'échappe trop loin, ne se jette dans les (très nombreuses) orties sans y prêter attention, sans oublier de gérer la communication pour que les groupes se forment autour d'envies similaires, etc. Même si ce n'était pas de tout repos, nous avons tous passé une très belle journée. Vivement l'édition 2016.


Bonus: après avoir vu les autres enfants défiler avec des crèpes et des glaces, nos petits V étaient bien tentés de recevoir eux aussi un goûter spécial. En fin d'après-midi, nous avons donc fait un saut de puce non loin de là chez Vegasme, où Mlle V a inauguré immédiatement un paquet d'esquimaux glacés acheté lors de nos petites courses hebdomadaires faites à ce moment-là, et Mini V d'une spacebar red hot chili pepper, parce qu'il n'aime pas les glaces ("c'est trop froid!") et qu'il aime ce qui pique. À journée décalée, goûter apéritif particulier...