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18 April 2018

Liquidation avant fermeture 4/5 - Les enfants véganes sont des enfants

J'ai plusieurs débuts de brouillons qui se courent après concernant les enfants, et j'ai toujours eu de la peine à les terminer parce qu'ils me semblent parfois aller à contre-courant des grandes tendances quand on parle des enfants véganes. C'est d'autant plus amusant que pendant plusieurs années j'ai caressé l'idée d'écrire un livre concernant l'éducation des enfants véganes, non pas comme un témoignage mais comme un ouvrage de recherche journalistique accompagné de témoignages. J'ai finalement laissé tomber parce que je craignais, si je l'organisais comme je le voulais, qu'il soit à la fois mal reçu par la communauté végane et pris comme une bonne excuse par la communauté omnivore. Et donc, mal compris.

★   Si je me suis trompé sans faire exprès, est-ce que je suis encore végane?   ★

Cet ouvrage serait parti d'un simple postulat de base: les enfants véganes sont des enfants. Et nous, en tant que parents véganes, nous élevons des enfants parallèlement au fait que nous sommes véganes. Mais élever des enfants, ce n'est pas les façonner à notre image, c'est leur donner des racines, des clefs de compréhension du monde, et la capacité d'utiliser leur propre jugement pour plus tard faire leurs propres choix.

J'ai toujours fait tout ce que j'ai pu pour que mes enfants puissent être véganes le plus possible partout où ils allaient. J'ai préparé des milliers de muffins et cupcakes qu'ils amènent aux anniversaires où ils sont invités, j'ai des feuilles d'explication de leur régime disponibles pour chaque stage, des équivalents de menus prêts à dégainer pour les semaines loin avec l'école, des mots polis et compréhensifs pour les autres parents, etc. 

Mais avec maintenant neuf ans d'expérience en tant que parent végane, je sais que ce que j'enseigne à mes enfants de plus important n'est pas le véganisme, mais  bien la compassion. La compassion envers les animaux, bien entendu. Mais aussi la compassion envers les autres et envers eux-mêmes.

★   Pourquoi les autres gens ils ne savent pas que les animaux morts c'est des animaux?   ★

Et parfois, la compassion, c'est de n'être végane qu'à 95 pourcent.
Parfois, la compassion c'est de ne rien dire aux animatrices d'un stage quand elles ont servi des tartines de miel artisanal sans se rendre compte que ce n'était pas végane, et sourire à son enfant qui les a adorées.
Parfois, la compassion, c'est de dire merci et déguster en souriant des feuilletés de saucisses de soja préparés avec amour à Noël par la belle-famille qui a fait super attention pendant des semaines avant pour tous les ingrédients pour avoir du végane, belle-famille à qui on a dû dire quelques heures plus tôt que non cette margarine-là achetée exprès pour nous n'était pas végane, alors la compassion, quand on voit tous ces efforts et tous ces différents plats c'est de fermer les yeux et se taire quand on voit qu'il y a en fait du blanc d'oeuf dans ces saucisses de soja là parce qu'on sait que c'était une erreur totalement involontaire.
Parfois, la compassion, c'est de laisser passer des bonbons pas véganes sans le dire parce qu'on voit bien que notre enfant a besoin d'appartenir et de participer.
Parfois, la compassion c'est d'être fierté devant un pain fait maison par son enfant avec l'école, et le déguster avec lui même si on découvre que la recette utilisée en classe contient du beurre (ciel mais pourquoi du beurre?!).

Mlle V a neuf ans. Depuis l'année passée, elle explore les limites de son véganisme. Nous ne le lui avons jamais ni permis ni interdit. Quand elle demande si elle peut, on lui dit pourquoi nous avons choisi de ne pas manger ça. Et quand elle accepte le partage de pâtes au pesto au parmesan d'une copine et se sent coupable ensuite, nous ne la grondons absolument pas, mais nous lui disons que les choix qu'elle a à faire ne sont pas faciles pour des adultes et qu'il est donc tout à fait normal que ce ne soit pas évident pour elle. Et que ce sont des choix qui lui appartiennent, et que personne n'a à juger, même pas nous.

Mini V a cinq ans, il est encore trop petit. Mais il a déjà demandé si comme sa soeur il pourra plus tard choisir lui-même. La réponse est bien sûr que oui.

★   J'avais oublié que j'étais végane, alors j'ai pris une tartine au fromage pas végane. Et puis je me suis souvenu et j'ai mangé la mienne.   ★

Ce que j'ai constaté jusqu'ici, par contre, c'est que ces tests de limites se font avec les bonbons, les biscuits, exceptionnellement un bout de gâteau, et rarement du fromage. Mais jusqu'ici absolument jamais avec de la chair animale. Comme quoi, certaines choses semblent déjà bien ancrées dans leur compréhension du monde.

Ce que je sais, c'est qu'un enfant qui a envie de goûter, de tester, le fera de toute façon, à l'école, chez une copine... De notre comportement dépend si ce sera fait en cachette ou sans drame. Et il est pour moi beaucoup plus important de nourrir une relation de confiance et de respect mutuel avec mes enfants, que d'élever des enfants véganes.

Et puis quand on creuse, même chez les mères véganes qui semblent tellement parfaites qu'elles en sont extrêmement intimidantes, on voit que tout parent végane fait des compromis parce que c'est la seule façon de survivre. Mais quand même des "mamans parfaites" avouent qu'elles ont peur de dire qu'elles ont emmené leur enfant chez McDo exceptionnellement, ou qu'elles marchent sur des oeufs (presque littéralement) pour expliquer qu'elles ont laissé leur enfant manger des oeufs de poules de jardin, on a un problème. Laissons les parents véganes faire comme les autres parents, c'est-à-dire de leur mieux, et puis merde.

Grandir, c'est pas facile. Grandir dans ce monde, c'est vraiment pas facile. Et grandir en étant différent - voire en cumulant les différences - c'est déjà assez compliqué comme ça. Alors oui, mes enfants sont véganes, ils ont leurs boîtes à l'école, amènent des gâteaux partout (enfin presque, tant de parents autour de nous leur achètent ou préparent exprès des choses qu'ils peuvent manger!), sont des champions de la B12 et de la levure de bière et se fournissent même de l'autre côté de l'océan en chaussons de danse sans cuir. Mais oui, aussi, mes enfants testent parfois comment ça peut être différent, et c'est leur façon de grandir.

★   Moi, j'ai plus envie d'être végane, j'ai envie que tous les autres le soient.   ★

Parallèlement, ils ont besoin de rester véganes mais d'avoir un peu comme les autres. Et notre parti pris est de les laisser consommer certaines choses qui n'ont pas forcément notre approbation à priori, mais qui les font se sentir "pareils". Pour ne pas avoir à leur montrer que des refus. Alors souvent, si c'est végane, même si c'est la fête de l'artificiel, ils peuvent en manger. Et au bout du compte, en comparant avec tous les cracras (comme on dit ici) que ceux de leur âge mangent je pense franchement que ça va. Ce n'est pas un choix idéal, mais c'est le nôtre.




Il leur arrive donc de consommer des Hula Hoops paprika et des chips goût bolognèse de Crocky (et oui, cette "saveur" est étrangement végane), frites-sourire de McCain, Oreos classiques ou mini, céréales Reine des Neige et Star Wars de Kellogg's, galettes vanille de Succès du Jour, Dragibus de Haribo au cinéma, etc.

Pour faire le tri côté bonbons, je me réfère à un tableau des additifs alimentaires et de leurs composants. Ils adorent les Pez, les Napoléons aux fruits, les Lutti aux fruits, certains Look-O-Look (attention, ils sont loin d'être tous végétaliens), les Tic Tac blancs à la menthe,...

Et j'en ai marre qu'on me dise souvent dans ces cas-là que ce serait soi-disant contraire à ma démarche. Ou que "c'est quand même bizarre des enfants véganes qui n'aiment pas les légumes". C'est en cohérence, en "comme on peut" en élevant des enfants, et mon véganisme est éthique et non "healthy".

En résumé: élever des enfants qui sont en confiance, sont informés, et développent des arguments et des réflexions pour faire leurs propres choix éclairés en grandissant, qu'ils soient les mêmes que les nôtres ou non.

Alors voilà, tout simplement, les enfants véganes sont des enfants.

Illustration par Nicoletta Ceccoli empruntée ici

25 September 2017

Leur "Premier livre de cuisine végane"

Voici un livre qu'on attendait depuis longtemps, et qui a une place de choix chez nous depuis sa sortie il y a déjà quelques mois. Ruby Roth, qui avait déjà écrit et illustré les deux livres de base pour introduire les concepts du véganisme auprès des enfants, Ne nous mangez pas et Vegan is love, leur propose des recettes pour mettre en pratique le végétalisme aux fourneaux. Et comme elle est une artiste avant toute chose, ce livre est un véritable trésor d'inventivité et de joie visuelle.


Ton premier livre de cuisine végane s'adresse aux enfants dès assez petit car nombreuses recettes sont crues et demandent peu de manipulations dangereuses - ou alors sous la supervision d'un adulte, mais remplir le bol d'un blender est à la portée de tous, du moment que la suite soit faite par un parent ou autre.


Les règles de sécurité bénéficient d'une double page en début de recueil, histoire de clarifier le tout. Ce sont les pages les moins festives, il a donc fallu motiver les enfants pour les lire, mais elles ont bien établi les choses. Bizarrement, si les règles sont énoncées par un livre, elles sont plus facilement respectées que si c'est par nous. Soupir.


Quand ils l'ont reçu, les petits V ont commencé par le feuilleter page après page, à coups de "oh" et de "ah". Et la magie des illustrations a bien fonctionné: des enfants rétifs à la consommation d'aliments trop sains se prennent soudain d'une envie irrésistible de préparer des plats à base de tomates, d'algues ou de dattes. Merci Ruby!


Le plus difficile pour eux a été de choisir quoi préparer. Alors comme souvent face à la beauté des livres de cuisine, c'est le contenu de nos placards couplé à la rapidité avec laquelle les prochaines courses sont prévues qui détermine  ce que nous pouvons déguster.



Au programme des premières semaines: les lunes amandes et sésame. Je crois que c'est le mot "lune" qui a été déterminant dans ce choix... Le résultat était un peu fade à mon goût, mais a beaucoup plu aux petits V, surtout encore tièdes. Et surtout, c'est eux qui les ont cuisinées, joie!


Le fromage à tartiner à base de noix de cajou s'est vite révélé indispensable. Déjà parce que c'est une bonne base à avoir quand on est végane, ensuite parce que c'est d'une simplicité désarmante, enfin parce qu'on peut le compléter par tout ce qu'on veut sur sa tartine. Et donc? Et donc ils ont été très fiers de tout mixer avec leur papa V, et... n'ont rien voulu ajouter dessus une fois étalé sur leurs tranches de pain.


C'était bon, c'était beau de voir des petits véganes si heureux d'avoir fait du "fromage" en si peu de temps et si joyeusement. La prochaine fois, je mettrai quant à moi des rondelles de concombre et autres grains de poivres par-dessus avant de mordre dans ma tartine!


Pour des préparations qui utilisent plus le toucher et ressemblent à de la pâte à modeler, leur choix s'est porté sur les billes au cacao à base de fruits secs. Simples, rapides - le plus long étant la mise en forme. Ils les ont offertes à leurs grands-parents avec des sourires jusqu'aux dents... bien cacaotées!

Ce livre est beau, pratique, joyeux, il devrait plaire à tous les petits végéta*iens qui commencent à cuisiner, et même aux autres. Un indispensable pour les familles véganes.

Ton premier livre de cuisine végane
de Ruby Roth
éditions de L'Âge d'Homme
Collection V

10 April 2017

Soirée Menu Next Door - Le futur Judgy Vegan

Le concept de Menu Next Door, qui permet à des particuliers de cuisiner des plats à emporter et aux autres particuliers de les commander comme du take away, est très séduisant. J'ai déjà reçu des petits flyers dans ma boîte aux lettres de la par de "chefs" locaux. Mais bien sûr, l'offre est généralement omnivore. Et puis les trois fées aux commandes du futur snack The Judgy Vegan ont commencé à en proposer. Et les dates, horaires, etc. ne nous convenaient jamais.

Enfin, jeudi dernier, un menu Vegan Comfort Food nous a fait de belles promesses: mac'n'cheeze, tarte épinards et tofu, brownies au beurre de cacahuètes. Les petits V étaient en stage, on était donc un peu plus cools côté horaires que lors des semaines d'école, j'étais en fin de batterie avant mes vacances, je n'avais donc pas envie de cuisiner et chercher des idées de repas, et les horaires proposés étaient très variés. Consultation de Mister V, qui a dit oui en deux secondes, et hop, nous leur avons commandé quatre portions. 


Quand je suis arrivée pour chercher les menus, il y avait du monde dans le vaste appartement. Une jolie faune végane come on les aime. Mais comme d'habitude, avec un Mini V surexcité qui menace de tout casser et a commencé à ouvrir des portes sans y être invité dès notre entrée, je ne pouvais malheureusement pas rester discuter et devais rentrer dans un endroit où la présence de Mini V serait moins destructrice. Soupir. J'ai quand même pu échanger quelques mots avec les trois initiatrices du Judgy Vegan et me réjouis de les revoir à d'autres occasions - qui c'est qui a encore oublié de demandé qui s'appelle comment, hein? Ahem.


Bref, ce qui vous intéresse ici n'est probablement pas l'éternelle gaucherie d'une introvertie mais plutôt la nourriture. C'était comment? C'était délicieux. "Méga-bon!", selon Mademoiselle V. Les pâtes étaient crémeuses à souhait: je les ai réchauffées à la casserole avec un mini fond de lait végétal non sucré comme recommandé. La tarte tofu-épinards à la sauce tomate avait un bel équilibre de goût tout en étant fine. J'ai adoré la version réchauffée au four (au hasard, j'ai fait 8 minutes à 150 degrés), et beaucoup aimé la version froide le lendemain.
Ah oui parce que les quantités sont très généreuses! Bien sûr, en prenant des portions pleines pour des enfants on sait qu'on aura des restes - et on compte dessus, d'ailleurs, pour nos lunchs du lendemain au travail. Mais ici, avec en base quatre menus pour deux adultes et deux enfants, on en a eu pour un repas du soir, deux repas de midi et un petit déjeuner (je mange salé le matin, la tarte était parfaite pour ceci). 


Quant au brownie... Il nous a d'abord impressionés physiquement: le plus grand brownie du monde! J'en ai partagé un pour les deux enfants et ils n'ont pas pu terminer leurs parts. Mais c'est très bien comme ça, car ce brownie était une véritable merveille, et nous a offert beaucoup de restes pour faire durer le plaisir. Un délice, dont je voudrais la recette pour épater les gens, et en même temps en profiter sans devoir le faire le rend encore meilleur. J'en ai partagé un avec ma collègue le lendemain, collègue totalement omnivore, et j'ai ri quand je l'ai vue se lever à la première bouchée pour aller fermer la porte afin de pouvoir gémir de plaisir gustatif en toute tranquilité. Je la comprends.

Tout ceci ne peut que nous réjouir encore plus de la futur ouverture du Judgy Vegan. Et en attendant, elles proposent un nouveau menu demain mardi (11 avril) intitulé Sissi impératrice goes vegan avec des schnitzels, de la salade de pommes de terre et, oh la la, du chocolat en forme de Sachertorte! Je pense qu'elles vont nous revoir très vite...

21 March 2017

Véganes - Revue contreculturelle

J'ai bien hiberné.
Je pense que ça s'est remarqué dans les échos de mes silences. 
Après une année 2016 douloureuse qui avait pris racine déjà en 2015, il a fallu du temps pour débroussailler la tête et les émotions. Le genre d'évolution qui ne termine jamais vraiment, mais certaines périodes sont plus intenses que d'autres. 
Il me fallait passer du temps dans ma caverne, faire le gros dos au monde et regarder mon nombril un peu.

Pendant ce temps, plein de nouvelles sont arrivées dans le monde végane, j'ai raté beaucoup de rendez-vous, j'ai accumulé des débuts de brouillon qui s'oublient et osé rêver de quelques ambitions. Mais aussi, ma boîte au lettres m'a offert de belles choses.


En ce jour de printemps, je sors donc le nez de ma caverne, et commence à vous dire bonjour, vous m'avez manqué, en vous parlant d'une magnifique revue qui est venue se mettre sous mon nez. 

Les éditions La Plage m'ont envoyé le tout premier numéro de Véganes, revue bi-annuelle créée il y a par un collectif montréalais. Et c'est un coup de coeur immédiat.
Elle est belle! Elle est pensée, réfléchie, complète, elle se donne des airs de mook et elle sent bon - oui, c'est important pour moi.


Dès les premières lignes, la réflexion n'est pas limitée, la revue utilise le féminin par défaut. Le genre de détail qui n'en est pas et qui me séduit. Les angles sont variés, le véganisme est ici philosophique, militant, sociologique, littéraire, familial, cuisiné, historique, écolo et féministe. Pour commencer.

Je pense que cette revue va être commentée sur toute la blogosphère végane, je ne vais donc pas trop m'étendre, mais je vais parler de la section qui m'a attirée en premier: le dossier Génération végane, où il est question d'enfants qui grandissent, d'adolescence, de grossesse, de non-désir d'enfant, d'éducation...

Là où j'ai grandi, on dirait que j'ai été "déçue en bien", ici je dis que j'ai été épatée. Ce dossier dépasse mes attentes. Que ça fait du bien de lire des articles qui vont plus loin que les simples considérations nutritionnelles, qui s'intéressent aux gens et à leur diversité, qui envisagent les envies qui divergent. 
Dans le choix des lectures pour les petits véganes, j'ai reconnu des familiers dont j'avais d'ailleurs déjà parlé ici de certains, mais j'en ai découvert d'autres, ce qui est toujours un plaisir.


Dans l'article Petit guide de survie pour ados véganes, j'ai apprécié que l'on parle aussi de respect et de fat shaming. J'ai aimé découvrir d'autres familles véganes, dont trois portraits sont présentés. J'ai encore plus envie de lire le livre de Carol J. Adams sur La Politique sexuelle de la viande. J'ai... encore quasi tout à lire, mais j'ai soudain eu envie de vous en parler tout de suite.

Foncez vous la procurer, Véganes est belle, elle est vivante, elle réfléchi dans le respect, elle est dans le progrès et la justice, elle est quotidienne et philosophique. Et elle rend belles les personnes qu'elle y présente.

Je vous laisse, je dois retourner la lire, à l'entrée de ma caverne.

17 February 2017

Mes envies de lectures III: pour les enfants

Preuve de mon inertie saisonnière, j'avais prévu il y a longtemps trois billets sur les livres qui me faisaient envie. Le premier sur les livres de réflexion autour du véganisme a été publié en mai 2016, le second qui parlait livres de recettes en août 2016, et le dernier attendait sagement dans mes boruillons. Le voici enfin, orienté vers les petits véganes, entre recettes et histoires...

The Help yourself cookbook for Kids, de Ruby Roth
Ou plutôt, sa version francophone, "Ton premier livre de cuisine végane", qui devrait sortir en mars. Je n'en peux plus d'impatience et me réjouis que les petits V aient leur propre livre de recettes dans lequel ils peuvent piocher sans crainte et sans restriction. En plus, Mlle V étant une grande lectrice, elle pourra déchiffrer les instructions, et Mini V étant un grand cuisinier (enfin, du haut de ses 4,5 ans) et son plus grand fan, il se fera un grand plaisir de suivre ses ordres. Et nous, on dégustera leurs oeuvres après supervision. Enfin, comme c'est Ruby Roth, qui a déjà créé les magnifiques Ne nous mangez pas et Vegan is love, la qualité visuelle est garantie d'avance.


Bébé Veggie, de Ophélie Veron (éd. La Plage)
Mes enfants ne sont plus des bébés, mais cet ouvrage vient compléter une base qui avait déjà commencé avec Petit végétarien gourmand, dont j'étais persuadée d'avoir parlé ici, mais je découvre avec stupéfaction que j'avais omis d'en faire l'éloge. Gasp, encore un brouillon qui est resté endormi...
Bref, on ne présente plus Ophélie Véron, la prêtresse du blog Antigone XXI, et son approche étudiée, réfléchie et gourmande du véganisme. Explications, principes de nutrition et... recettes.



Mitsou, les aventures extraordinaires d'un chat végétalien, de Crisula Stefanescu (collection V de L'Âge d'Homme)
J'avoue, je ne sais pas trop de quoi il s'agit, mais je fais confiance à la Collection V des éditions de L'Âge d'Homme, qui font des choix assez bien pensés pour donner une palette accessible aux petits véganes. Un chat végétalien? Pourquoi pas. Et comme les petits V me réclament régulièrement un animal de compagnie mais que pour mille milliards de raisons ce n'est pas envisageable, est-ce que ça me permettrait de leur dire que je leur offre une sorte de chat...? Ahem, mère sans honte...




Le poisson tricolore, de Olivier Sellig (collection V de L'Âge d'Homme)
Et bien donc ici c'est un peu pareil. Mais les dessins ont l'air beaux, et les livres destinés aux petits véganes ne courant pas les rues, je suis attirée par tout ce qui s'inscrit dans le domaine et les thématiques.


20 January 2017

Les petits plaisirs #14

La nouvelle année s'étire doucement que nous sommes déjà en train de courir partout. J'ai comme toujours des projets dans la tête et des billets en brouillons, mais voici déjà quelques images qui datent pour la plupart de l'an dernier: des petits plaisirs éparpillés.



Faire les foufous dans les parcs et plaines de jeux aux couleurs d'automne.



Mise en scène de fin de bo bun par Mlle V, qui a bien été nourrie de food faces et ne se lasse pas d'en créer partout.



Un petit lunch à la Grainerie avec les petits V qui découvrent au passage les sandwiches japonais, avec bonheur mais en enlevant la salade pour la grande, avec perplexité qui adore le riz et ne comprend pas pourquoi le nori est tout mou pour le petit. Quant à moi, je me suis régalée.




Rester calme et souriante devant la dernière préparation culinaire de Mini V: feuilles de nori grillées à l'huile d'olive et yaourt de soja aronia et fruit de la passion. Les meilleures tartines de sa vie, parait-il...


Un pâté de sarrazin reçu de La Grainerie, petit délice qu'on s'est dégusté en cachette des enfants...



Popcorn maison devant le premier film de Superman des années 70, en version française pour les enfants... et (re)découvrir au passage que c'était Pierre Arditi le doubleur de Christopher Reeves. Drôle de choc.


Un Nouvel An sans douleur, qui reprend les recettes éprouvées au buffet de Noël, ajoute une tourte aux légumes et curry, du houmous de haricots blancs à l'estragon, du faux gras, et Dalida pour faire danser les enfants (et aterrer les papas).


Passer son dimanche à lire des romans graphiques empruntés à la bibliothèque - ici, Histoire d'un couple de Yeon-Sik Hong.

19 December 2016

La petite fée végane, ou les échanges de bonbons en toute discrétion

Toutes les occasions sont bonnes pour donner des bonbons aux enfants. C'est en tout cas l'impression que me donnent les fêtes à répétition. À la moindre occasion, le monde extérieur semble absolument vouloir gaver nos petits de sucre. Alors j'avoue nous sommes des rebelles qui nous déguisons simplement à la maison en famille sans aller sonner aux portes, ce qui simplifie Halloween pour nous. Mais nous ne pouvons pas éviter toutes les occasions, et nos enfants ont envie comme tous les autres de participer aux rituels sociaux, ce qui est bien normal.


Ainsi, nous sommes allés il y a quelques semaines à la fête locale pour Saint-Nicolas. Nos petits V tout fiers sont allés à la fin du spectacle de magie organisé dans ce cadre faire la file pour aller dire bonjour au grand barbu avec leur petit bon en échange duquel ils recevraient un petit cadeau. Et bien bravo, le cadeau en question était un grand sachet rempli de bonbons et friandises (et une mandarine, quand même). You-pi. Aussitôt, nous avons discuté de la Petite Fée végane. Vous la connaissez? Elle est là pour vous aider en toutes circonstances…


Première étape: faire le tri de ce qui a été reçu. Le végane d'une côté, le reste dans un bol, un par enfant – attention à ne pas mélanger, si les vôtres sont comme les nôtres ils veulent être sûrs d'avoir chacun leur dû. Laisser les bols à l'attention de la Petite Fée végane pendant la nuit. Et au réveil, miracle, nos petits V ont constaté que la Petite Fée végane avait échangé les bonbons et chocolats des bols contre des versions véganes. Bonheur! (et sucre au petit déjeuner, oups!)


Pour pouvoir réaliser ce petit tour de joie dans les yeux des enfants véganes, il suffit de toujours avoir des stocks de bonbons, biscuits et chocolats, qui soient secrets (sinon le secret de la Petite Fée serait vite dévoilé), et régulièrement renouvelés. Une solution finalement assez simple, qui permet à nos petits V de participer à toutes les occasions de ce type sans se sentir frustrés. Et comme malgré toutes mes convictions je n'aime pas jeter la nourriture, j'ai simplement amené les friandises rejetées à mes collègues.

12 November 2016

Un quartier de dégustations

Hier, plusieurs enseignes à Ixelles proposaient des événements ou dégustations spéciales à l'occasion de ce vendredi férié. Comme les trois propositions se trouvaient proches les unes des autres, l'idée est venue de les enchaîner. Il n'a pas fallu beaucoup pour convaincre les enfants de s'y déplacer, qui ont tout de suite été enthousiastes à l'idée de se goinfrer en version végane. Ce n'est pas pour ça qu'ils se sont dépêchés cependant, l'attrait du pyjama qui joue étant apparemment égal à celui du sucre et du chocolat...


Premier arrêt: Vegasme. L'offre du jour: Vegan Hot Dog Day! En bonus, "notre crêpière étant enfin arrivée, nous vous proposerons, en guise de dessert, des crêpes sans gluten au chocolat home made". Miam. Mais... à notre arrivée, nous découvrons un magasin bondé, le succès a été bien au rendez-vous. Et grâce à mes petits V bien lents, à l'heure où nous ouvrons la porte il ne reste plus qu'un seul hotdog! 


Pas de souci pour les petits, qui préfèrent les crêpes. J'ai donc la chance de recevoir ce dernier trésor... que mes enfants me pillent immédiatement évidemment! Du coup quand j'ai l'idée de photographier mon hotdog, il n'en reste plus une miette, en dehors de celle tombées malencontreusement sur le sol. Pendant qu'on attend une nouvelle préparation de pâte à crêpes, nous recevons une petite barquette de frites, et j'en profite pour faire mes petites courses comme je peux entre un Mini V qui tente de foncer vers la crêpière brûlante et les frigos vidés par le public au rendez-vous.


Nous discutons aussi avec le gentil responsable de ces délices ronds et sucrés, et quand elles arrivent enfin les crêpes nous prouvent qu'elles valaient la peine d'attendre. Mes enfants les préfèrent sans rien, ni sucre, ni coco chocolat, ce sont des fous furieux. Connaissant les étapes suivantes, c'était plutôt une bonne chose. C'est très chaud, on double triple les couches de protection des doigts, et ils se régalent doucement. J'en ai goutté un mini-coin, et c'était délicieux. Il y a même une de leur copine qui passe devant la vitrine, finit par rentrer dire coucou avec son frère et sa maman. L'ambiance est à la détente - enfin, sauf quand j'essaie d'empêcher Mini V de courir partout.


Deuxième arrêt: La Grainerie. Aujourd'hui était annoncé un Tea-Time avec carrot cake et glaçage de cajou; tarte crue vanille et "chocolat blanc"; et gaufres chaudes à la farine d'épeautre (sucre, sirop d'érable ou coulis chocolat). Les petits V avaient tellement apprécié les gaufres lors de leur première dégustation il y a quelques mois, nous ne pouvions pas manquer ça. En plus, maintenant que le coin snack est bien en place, s'y installer est un vrai plaisir, comme testé pour le brunch récemment avec Mlle V.


Pour éviter les coulis qui se retrouvent à décorer les vêtements par distraction, j'ai orienté la next gen vers la version des gaufres au sucre, et ils ne se sont pas faits prier. Un petit jus pomme et gingembre pour accompagner tout ça, de la lecture disponible surplace en attendant, des sourires à la jeune femme avec qui nous partageons la table (j'étais seule avec les deux petits monstres, avais-je oublié de le préciser?), et un bonheur visible lorsque les plats sont arrivés.


Comme de mon côté je mange relativement proprement, et comme je m'étais fait vampiriser mon hot dog à l'étape précédente, j'ai craqué pour la gaufre au coulis de chocolat, et je n'ai pas boudé mon plaisir. Vous le croyez si je vous dit que mes petits goinfres ont quand même demandé à en avoir quelques morceaux? On va dire qu'ils sont tous les deux dans une période de croissance, mouais... Et puis on a ici aussi fait nos petites emplettes en essayant (surtout Mlle V et moi) de ne rien casser, et puis ils ont longuement raconté leur vie, et puis on est enfin repartis.


Après moult hésitations, j'ai accepté de passer chez Upper Organic tester leurs jus, à la demande des enfants. Cette enseigne se fait désirer depuis des mois, propose des cures en ligne depuis le printemps, et a maintenant ouvert ses portes avenue Louise avec en bonus des petits mets crus. C'était sans appel le lieu le moins adapté à des enfants crevés en fin de journée que nous avons visité aujourd'hui. Inutile de dire que j'ai essayé de faire vite, malgré mon envie de discuter des possibilités de cures et autres avec les responsables.


Du coup, on a goûté les quelques propositions: des crackers de graines, des chips de kale, du pain essénien, le tout délicieux. Les petits shots de jus proposés permettaient de se faire une bonne idée des possibilités. Mlle V a adoré le jus vert contenant de la spiruline - son grand plaisir depuis qu'elle a découvert cette algue dans un shot vert récemment - et Glow Me, un jus de fruits divers bien jaune. Mini V a tout bu avec plaisir, le coeur ouvert, et moi j'ai également apprécié les diverses possibilités. J'ai juste évité leur lait végétal Yu-Kao malgré l'attrait du cacao: en effet, il s'agit d'un de leurs rares produits qui contient du miel.


J'ai attrapé deux-trois petites choses à consommer plus tard, payé, et je suis partie rapidement. Clairement, il faut que je revienne calmement, sans enfant, pour pouvoir en profiter sans me sentir comme trois éléphants dans un magasin de cures de jus. Upper Organic vient d'ouvrir, on leur souhaite le meilleur.

De notre côté, nous sommes rentrés retrouver Mister V et notre traditionnel film familial du vendredi soir. C'était une bonne journée. La prochaine fois je prends un autre parent avec moi, pfiou.

06 November 2016

Mes petites inspirations #28

Voilà bien longtemps que je n'avais plus compilé les quelques petites choses qui m'ont inspiré dernièrement. Pourtant j'aime bien les listes, et cela permet de partager ou de regrouper des liens intéressants - ou du moins qui me le semblent - en un même endroit. C'est parti, donc, pour un tour d'horizon des dernières inspirations.
  • Une vidéo de Maman végane qui commente les remarques que l'on reçoit en tant que parent végane sur le fait "d'imposer" son véganisme à nos enfants 
Et une interview sur iamvegan.tv du Dr. Jérôme Bernard-Pellet, médecin nutritionniste, au sujet du végétalisme à tous les âges de la vie:

 

24 October 2016

Premières lectures: Libérez-nous

Je ne sais plus trop comment j'ai découvert ce livre, mais je me souviens que c'était complètement par hasard. Publié chez Pastel, cet ouvrage de Patrick George n'a pas le moindre texte, ce qui est bien pratique pour des enfants ne sachant pas encore lire. Le principe est tout simple, mais il fallait y penser.

Pour chaque double page, un animal est présenté. La page de gauche et la page de droite sont composées d'un simple décor. La page en plastique transparent qui les sépare contient un animal. Suivant de quel côté la page plastifiée est posée, l'animal se trouve dans une situation d'oppression par les êtres humains ou dans son habitat naturel.


Bien évidemment, le livre n'est pas sans limite. Il ne présente que les cas admis dans la société en général comme étant de la cruauté envers les animaux, et aborde à peine le cas de ceux utilisés pour la consommation humaine ou pour l'habillement - certes on parle des crocodiles, mais on conviendra qu'il ne s'agit pas de l'exemple le plus quotidien... 
Cependant, c'est une approche intéressante qui peut sensibiliser les tout petits sans grand discours ni visuels chocs, en montrant des moments simples dans un graphisme sobre. L'occasion de les laisser développer leur réflexion propre face à ces situations, sans discours pour les diriger.


Cela peut également servir de point de départ pour des familles non sensibilisées à la cause animale. Chez nous, c'est un des classiques en voiture. Et oui, quand on doit faire des trajets plus ou moins long, on met toujours quelques livres à disposition des enfants. Mlle V est maintenant une lectrice indépendante, mais Mini V du haut de ses 4 ans ne lit pas encore de textes seul. Il aime donc soit retrouver des histoires qu'il connaît déjà, soit profiter de livres sans mots. Au milieu de ses Petit Poilu et autres Anuki, nous avons donc glissé celui-ci, sur lequel il plisse régulièrement les yeux...


Présentation de l'éditeur:
Un tigre tapis ou un tigre qui joue ? Une tête de cerf au-dessus de la cheminée ou dans les bois ? ne tortue capturée dans un filet de pêche ou qui pond ses oeufs dans le sable ? 10 000 poules sans lumière ou qui picorent près du lapin ? Des chaussures de luxe ou un crocodile dans la mare ? Un dauphin qui fait le show ou qui plonge avec ses frères dans la mer ?

On peut en découvrir plus d'images ici.

Patrick George
L'école des Loisirs
Collection Pastel

26 August 2016

Mini V en stage à LittleGym: la surprise végane

Lors des congés scolaires, tous les parents que je connais ont l'impression comme nous d'être face à une sorte de Tetris ou au minimum de puzzle complexe. Combiner les possibilités de rester avec les enfants avec les obligations professionnelles avec les agendas des grands-parents avec les offres de stages sympas avec les contraintes géographiques et horaires avec les envies différentes de deux enfants différents avec... 

Quand on arrive à trouver des compromis où tout le monde s'y retrouve, c'est la fête. Mlle V est désormais habituée à passer trois de ses semaines d'été en stage, souvent avec des copines, en visant nos lieux favoris après plusieurs années d'expérience. Mini V tâtonne encore, et à son âge nous avons préféré limiter à deux semaines maximum. Du coup, il y a eu du jonglage intense, et nous avons dû lui chercher deux jours de stage... à la dernière minute. Pour la control freak que je suis, qui prévois normalement le programme d'été dès février, cette année a été une révolution. 

Les propositions de stages à la journée ne sont pas nombreuses à Bruxelles, encore moins quand on s'y prend quelques jours avant. Nous avons finalement choisi Little Gym, malgré des facilités d'accès bien réduites - des combinaisons de bus, en cette saison de grands travaux partout dans la ville, youpi. Cela semblait convenir pour Mini V, qui a besoin de bouger et se prend pour un superhéros. En effet, il a adoré, et nous demande d'y retourner.

Mais lors de son deuxième et dernier jour là-bas, au moment de le récupérer, j'entends une animatrice lui tendre quelque chose en lui disant "Tiens, voilà ton cupcake" ou quelque chose du genre. Argh, ils m'avaient prévenue qu'il y aurait probablement de la cuisine, j'avais prévu de leur demander le menu une fois qu'il serait fixé pour amener un équivalent végane à manger, et puis perturbée par d'autres événements (un petit passage aux urgences pour des points de suture chez le petit, youpi) j'avais complètement oublié. J'enclenche tout de suite le mode "limiter la casse" en expliquant à Mini V que ce n'est probablement pas végane mais que c'est super qu'il ait cuisiné avec les camarades et qu'on va lui trouver quelque chose à la place. Mais j'ai été interrompue immédiatement: "Si, il peut le manger!" Quoi? Mais et les oeufs, et les produits laitiers...?

Et bien non, ils avaient préparé des petits rochers à base de pétales de maïs et de chocolat fondu, totalement véganes. Mais par quel miracle? L'explication est venue rapidement de la charmante monitrice responsable de l'atelier cuisine: "Moi aussi je suis végane, alors...". J'adore être surprise comme ça. Et mini V, lui, a adoré déguster sa création, il s'en est mis plein les babines un grand sourire chocolaté aux lèvres.

Little Gym Uccle, c'est loin, c'est pas pratique, c'est pas gratuit, mais on y cuisine végane, en tout cas ce jour-là. Et Mini V s'y est bien défoulé. Je pense bien qu'il y retrournera lors d'un prochain Tetris de vacances...



22 June 2016

Les petits plaisirs #10

Ahlala, si vous saviez le nombre de billets qui sont en chantier et attendent désespérément que je les termine! Cette période est bien chargée, avec la fin de l'année scolaire qui approche - gasp, que va-t-on offrir aux maîtresses et instit? Tout ça va sûrement se terminer en pâtisserie... 
Promis, je vais faire chauffer le clavier. Et pour ne pas rester silencieuse complètement, voici pour la pause quelques instantanés de ces dernières semaines, option miam (principalement).



Gaufres d'épautre au sucre chez La Grainerie! Ils ont profité d'une brocante non loin pour proposer ces incroyables douceurs, nous avons donc foncé. Nous avons dirigé les enfants vers celles au sucre plutôt que celles avec coulis (à chaque fois que nous passons à La Grainerie l'un d'eux renverse quelque chose, j'ai craint les coulées de sirop d'érable - et j'ai eu raison, la moitié de gaufre de Mini V a eu un rendez-vous avec le sol en fin de parcours). Mister V et moi avons dégusté la version au chocolat fondu, un vrai bonheur.


Un chili sin carne chez des amis - une recette sortie tout droit de Vegan de Marie Laforêt, ils ne pouvaient pas se tromper. Mini V n'aimant ni les haricots rouges ni le maïs, il a un peu protesté. Mais Mlle V, après avoir fait la moue, en a finalement redemandé deux fois...!



Le mini-cake orange et noisettes de (encore!) La Grainerie. Alors oui, ça donne l'impression que je vais souvent là-bas, et c'est tout à fait vrai. Nous tentons d'insérer le plus de vrac possible dans notre quotidien, et soutenir une jeune entreprise végane fait aussi partie de la démarche. Et puis, après les courses, côté pâtisseries ils assurent. Ce gâteau, là, j'en rêve encore. Je veux la recette. Tout de suite.


Ma nouvelle collègue va régulièrement en Allemagne, et passe systématique chez DM, qui précise sur son site quels produits sont véganes. Je lui ai passé une petite commande... Et elle a rajouté des biscuits Veganz pour me faire plaisir - ça a bien marché! Je vous ai déjà dit que j'aimais bien ce nouveau job?



Les délices de Sin Street Food, toujours aussi miam. Habituée de leurs burgers dès que j'en ai l'occasion (rarement, donc, en fait), j'ai cette fois-ci opté pour l'assiette composée, en version végane. Le burger était au choix, ici c'est donc le mexicano. Un mélange de saveurs bien équilibré, et un repas plus que copieux.



Un jus sacrément vert: cresson, persil, épinard, fenouil, céléri et pomme. Je suis contente que la mode des jus et smoothies verts arrive enfin à Bruxelles. Par contre il faudra que je pense à me balader avec une bouteille prévue pour, histoire d'éviter le plastique et les déchets qui en découlent.



Des chips de kale à déguster tout doucement. Pas aussi croquantes et savoureuses que celles de Happy Crulture, mais un petit snack intéressant en attendant que le Père Noël daigne m'offrir une cargaison de ces dernières...



Et enfin, mon petit déjeuner flemme de ces derniers jours - et oui je ne mange le matin qu'une fois arrivée au travail, à mon bureau. Je profite du dernier arrivage sur le mode "on vient de me ramener de bonnes choses de Suisse".