11 June 2013

Les bonnes glaces de chez Zizi

À l'heure où un glacier entièrement vegan ouvre en Autriche, on a encore du chemin à faire à Bruxelles. Mais depuis quelques temps il y a moyen de trouver des glaces au lait de riz chez certains glaciers. On ne les trouve évidemment pas encore sous la dénomination "végétalienne" ou "vegan", mais bien sous la rubrique des glaces pour personnes allergiques aux produits laitiers. Et généralement le choix est limité à deux parfums. Mais c'est déjà ça.

Ainsi, on a testé - et re-testé, pour être sûrs - les" glaces pour diabétiques et allergiques" du glacier phare du Sud-Est de Bruxelles: Zizi.  Déjà, les enfants adorent, le nom est rigolo, à 4 ans l'humour de prout est au rendez-vous dès la porte d'entrée, hop on s'amuse avant d'avoir commandé...

La première visite s'est faite le jour de la rentrée scolaire, en septembre dernier. Il faisait magnifique, à peu près tous les parents de Bruxelles avaient eu la même idée - ou presque -, on a donc dû attendre un petit peu. Les choix vegan du jour: vanille ou praliné. Donc une boule de chaque, hein!

Mademoiselle a adoré et a engouffré tranquillement deux boules de glaces entières à 3 ans à "l'époque". Moi aussi, mais bon c'était déjà plus à ma taille. Elle nous a souvent reparlé de ces glaces, et lors d'une visite du quartier un samedi après-midi au début du printemps, nous y sommes allés en famille pour le goûter. Les parfums du jour: vanille et praliné. Ah? C'est exactement les mêmes?

Depuis, j'ai appris avec plaisir que autant vanille reste fidèlement un des deux choix, autant l'autre goût change régulièrement - c'est juste le hasard qui a fait que nous sommes tombés deux fois sur le même. Ces dernières semaines le chocolat était à l'affiche, et cette semaine c'était la fête du mocca. Une bonne âme nous en a alors offert un demi-litre de chaque.

La dégustation maison a ravi mademoiselle 4 ans. Nous avons transformé l'affaire en après-midi décadente : une boule de chaque parfum, le tout devant un bon film un dimanche après-midi. C'était très chouette, mais la prochaine fois je lui met des gants et un tablier, parce que les films ça capte l'attention, et les cuillières pleine de glace, du coup, ça reste en l'air, et ça coule...

Verdict? Zizi, on y retournera!

Glacier Zizi
Rue de la Mutualité, 57A
1180 Bruxelles 

08 June 2013

"Ferme pédagogique"

Être parent vegan, ce n'est pas toujours simple. On a sa routine organisationnelle pour le quotidien, gérer les repas à l'école, les anniversaires et autres festivités. Tout roule. Et puis, il y a ces petits défis ponctuels. Prochaine étape: la visite d'une ferme pédagogique avec l'école...

Qu'est-ce que quoi donc qu'une ferme pédagogique? Et bien, voici ce que me dit Wikipedia - qui n'est pas une vraie référence mais quand même:
"Une ferme pédagogique est une ferme où sont élevés des animaux et/ou sont cultivés des végétaux à vocation vivrière et accueillant, dans le cadre scolaire ou extra-scolaire, des visiteurs dans un but pédagogique."
Il y a à Bruxelles plusieurs fermes de ce type, je ne sais pas dans laquelle elle ira. Celle de Nos Pilifs explique sur son site que "les animations, centrées principalement sur les différents travaux qui rythment la journée du fermier, ont pour but de faire découvrir aux enfants le monde de la ferme et les animaux qui y vivent". La Ferme du Parc Maximilien propose quant à elle diverses animations, dont une seule centrée sur les animaux. S'il s'agit de celle-là, croisons les doigts... Quant à la Ferme d'Uccle, elle a un programme bien précis par année scolaire.

Ce que nous savons, c'est que nous devons fournir pour notre fille ce jour-là:
- un chocolat à boire car les autres enfants recevront un chocolat à base de lait de vache frais;
- des tartines car ils mangeront un sandwich au jambon ou au fromage provenant de la ferme.

Et voilà, le dilemme.

Photo empruntée ici

Si je n'avais pas encore d'enfants, ma réaction immédiate serait de dire que cette petite fille ne devrait jamais aller à ce genre d'activité! Les choses seraient simples, bien claires, et je dormirais sur mes deux oreilles - déjà, comme je n'aurais pas d'enfants, je dormirais mieux tout court, mais je m'égare...
Avec les enfants les choix ne sont plus aussi tranchés, ils sont désormais entre gris clair et gris foncé, à toujours chercher un équilibre.

Dans le monde idéal, ceci n'existerait pas. Les enfants visiteraient des refuges pour animaux en péril qui leur apprendraient à respecter les animaux et à les aider, et non pas à les exploiter et les faire souffrir. Mais voilà, cela n'est pas possible aujourd'hui, actuellement, ici. En Belgique, à ma connaissance les refuges ne se visitent pas de la même manière que le sont les Animal Sanctuaries aux États-Unis, et en Belgique les enfants visitent des "fermes pédagogiques". Or j'aimerais que mes enfants puissent rencontrer ces animaux dans des conditions respectueuses et d'égal à égal.

En même temps, il s'agit d'une expérience de groupe, préparée depuis des semaines en classe, ils n'y parleront pas du tout que des animaux mais aussi des fruits et légumes, et son école a toujours été très ouverte et respectueuse quant à nos choix de vie.

Tout pensé et repesé dans tous les sens, la conclusion qui nous est personnelle et qui nous convient dans notre vie actuelle est de la laisser participer à cette activité. Mais de bien en discuter avec elle, de lui parler de l'exploitation à son échelle avant qu'elle y aille, et après d'assurer un suivi important, en lui demandant ce que d'après elle devaient ressentir les animaux présents, ce qu'elle pense de leur situation, etc.
Profiter de ce défi qui se met dans nos pattes pour lui permettre d'approcher ces animaux de près, d'avoir un contact, et immédiatement la faire parler de ses émotions, encore innocentes, et de ce qu'elle pense elle-même de tout ça avant que les traditions et la société actuelle lui disent ce qu'elle doit en penser.

En gros, d'avoir en famille une approche pédagogique de la ferme...

06 June 2013

Fou de coco

La bonne nouvelle de la semaine: Marie Laforêt sort un nouveau livre de recettes!

Après 100% Végétal et Gourmand et Desserts gourmands sans oeufs ni lait (je parlerai de Petit végétarien gourmand plus tard), voici Coco, au nom tout simple et qui décrit bien son sujet.

Elle le présente sur son blog alléchant, et en voici la description de l'éditeur:
Symbole de la cuisine exotique, la noix de coco a aujourd’hui intégré les rayons des épiceries occidentales et est devenue un des produits indispensable de nos placards : sous forme de lait de coco en brique ou en conserve, mais aussi d’eau de coco, d’huile de coco ou simplement de noix de coco râpée.
La noix de coco connaît aujourd’hui un regain d’intérêt car le lait de coco séduit les nombreuses personnes allergiques au lactose mais aussi tous les amateurs de cuisine saine et diététique (il est très riche en minéraux). Il s’intègre avec gourmandise dans les recettes sucrés ou salées.

25 recettes originales et gourmandes :
• Des desserts gourmands (moelleux coco-framboise, crumble coco-amande, gâteau potimarron-coco à l’orange...)
• Des saveurs d’ailleurs (chaï tea latte coco, petits chaussons indiens, curry de seitan thaï...)
• Des recettes crues et vitalisantes (smoothie banane-cocogingembre, lemon-coco bars, beurre de coco maison...)
Pas encore convaincus? En voici un petit feuilletage virtuel qui m'a donné grand faim:


Les recettes de Marie Laforêt sont très faciles et toujours délicieuses. J'ai offert son livre de desserts à une omnivore, qui en a réalisé une bonne partie et les a tous trouvé très bons. Ou comment gagner le coeur des gens à la cause vegan, une recette à la fois...

02 June 2013

Gâteau de maïs avec ganache au chocolat

Durant tous ces mois à ne pas venir montrer ma tête ici, s'est passé notamment mon anniversaire. Et qui dit anniversaire dit gâteau.

Cette année j'ai décidé de mélanger des recettes et de voir si elles s'entendent bien. Pour ne pas trop prendre de risques, j'ai utilisé des recettes déjà testées, et provenant du même blog. Quand je veux bien manger à mon anniversaire, je suis prudente...

J'ai choisi de faire ce gâteau de maïs italien de Joy Tienzo. Pourquoi est-il italien? Mystère. Par contre il est très polyvalent et peut servir à de multiples préparations. J'ai doublé les proportions afin d'obtenir un gâteau assez épais. 
L'idée? Le couper en deux pour y "tartiner" de la ganache. Évidemment, la ganache au chocolat du même blog, histoire de rester dans les mêmes tons. Cette ganache fonctionne d'habitude très bien et est très rapide, mais pour une obscure raison cette fois-ci une partie du chocolat n'a pas bien fondu et j'ai dû réchauffer le tout pour que ça marche. Au bout du compte, ganache réussie.
Après avoir bien étalé une partie de la ganache au centre du gâteau, je m'apprétais à le refermer, quand soudain j'ai eu l'envie d'ajouter quelque chose. Idéalement, j'aurais bien mis des fraises, mais on était en février. Ou des poires (poire-chocolat, un couple magique), mais je n'en avais pas. J'ai alors avisé une pomme et l'ai ajoutée crue en morceaux. Ensuite, j'ai refermé le gâteau et recouvert le tout avec le reste de ganache. Une opération toujours un peu difficile, et qui mène inéxorablement au léchage de doigts plein de chocolat.
 
Mon joli gâteau terminé, j'ai finalement décidé d'ajouter une dernière touche et l'ai sommairement décoré avec de la noix de coco râpée.

En résumé: délicieux, mais ça aurait évidemment été meilleur avec des poires...

31 May 2013

Un Noël vegan

Quoi? comment? Noël? Mais on est au printemps! Ah oui, mais vu la météo, je me suis dit que je pouvais très bien enfin publier ce post oublié dans les tiroirs du quotidien qui court après son ombre...

On ne va pas s'étendre sur les difficultés rencontrées par la majorité des végétaliens qui passent Noël dans leurs familles. De notre côté, nos Noëls sont doubles, nous goûtons aux deux champs des possibles. L'un de nos Noël est accueillant et nous y recevons soit un menu préparé rien que pour nous, soit un menu végétalien pour toute la tablée, soit lorsque l'hôtesse sent qu'elle va être débordée on nous demande de contribuer à la préparation d'un des éléments du repas. L'autre de nos Noël est plus complexe, notamment parce qu'à l'étranger, et nous a déjà vu transporter en Thalys un repas cuisiné la veille à minuit chez nous.

C'est pourquoi cette année - enfin l'année passée puisqu'on parle du Noël 2012 - nous avons décidé de profiter des nouvelles possibilités offertes par la vie vegan parisienne pour pouvoir nous aussi profiter d'un bon repas de réveillon, parce qu'il n'y a pas de raison.

Ainsi, nous avons goûté le menu de Noël à emporter du Gentle Gourmet Café - une adresse incontournable, on en reparlera quand j'arrêterai d'oublier d'y prendre des photos lors de nos virées parisiennes... Le principe: réserver quelques semaines avant, passer chercher la commande le jour dit, et réchauffer ce qui doit l'être selon les instructions reçues. Il vous faut donc uniquement réserver un petit bout et délai de four chez vos hôtes. Une solution qui facilite la vie de tout le monde et permet de passer des fêtes plus détendues.

Dès l'apéro, nous avons pu nous régaler, avec un ensemble de feuilletés, donc je ne sais plus ce qu'il y avait dedans, mais dont le faux-mage fondant m'a laissé de délicieux souvenirs.

En entrée, rien de moins qu'une "tour de faux gras, confit de pomme et pain d'épices avec un chiffonnade de pommes". Franchement, je n'aurais jamais pensé à créer cette association de goût, et je suis ravie de l'avoir découverte à cette occasion. (Pas de photo, c'est Noël, on rigole, on discute, et on oublie de documenter l'événement gastronomique...)

Nous étions déjà bien heureux jusque là, mais est venu ensuite le plat qui, rien que d'y penser, me met l'eau à la bouche: "Tatin de seitan, compote d'échalote, champignons sauvages, purée de pomme de terre et navets servi avec une sauce brune". En accompagnement: salade de mâche avec copeaux de Vegusto. Je pourrais m'amuser à chercher toute une série d'adjectif pour le décrire, mais je vais me contenter du mot qui résume le mieux ma pensée: miam!

Pour le dessert, nous avons pris l'option de ne pas prendre celui proposé par le Gentle Gourmet Café, pour la seule raison que nous usons de n'importe quel prétexte pour retourner chez Vegan Folie's. Nous avons donc commandé leur bûche chocolat-poires, et avons profité du passage en boutique pour y ajouter des parts de cheesecake. Je n'ai pas réussi à prendre de jolie photo de la bûche, mais ce que je peux en dire c'est qu'elle était délicieuse même si la gênoise et les poires auraient pu être plus présentes dans l'ensemble. Cette remarque a apparemment été faite par plusieurs personnes, et les bûches 2013 seront adaptées en conséquence.
Résultat de ce Noël 2012? Le premier qui soit vraiment agréable et reposant culinairement parlant depuis que nous sommes vegan, autant dire un vrai bonheur. Pour 2013, la questions ne se pose pas, on optera pour la même solution.

29 May 2013

Biscuits vegan chez le grand suédois

À force d'être habitué à ce que les biscuits ne soient pas vegan, on est tout surpris lorsqu'on en trouve des vegan de manière inattendue.

Ainsi, au détour d'un passage par la boutique suédoise chez le géant bleu et jaune, nous avons trouvé des biscuits alphabets tout à  fait végétaliens.
Seul souci? L'alphabet y est bien limité puisque dans la boîte ne se trouvent que des lettres A, E, I et K...

À Noël (comment ça ce blog n'est pas à jour? hum...) on y avait également trouvé de bons biscuits au gingembre, bien de saison, dans une boîte sobre sur laquelle il suffisait d'apposer un autocollant festif pour cacher le logo et obtenir un joli et délicieux résultat.
Le hic, c'est le nom...

 

22 May 2013

Projet à soutenir "Végéphobie à la française"


Non, il ne s'agit pas e soutenir la végéphobie, mais bien un projet de documentaire pour mettre en lumière ce phénomène européen et particulièrement français.

Lorsqu'un groupe social est exclu d'une société, c'est de la discrimination. Lorsqu'il s'agit des végétariens, c'est de la végéphobie.
 
Végéphobie. Ce terme désigne la discrimination envers les végétariens. Choisir de ne pas consommer de chair animale peut sembler anodin. Souvent considéré comme une lubie passagère ou un effet de mode, ce choix reste infondé pour beaucoup, contrairement à un choix religieux, par exemple, qui paraît plus légitime. Très souvent l'objet de moqueries plus ou moins légères, les végétariens doivent constamment justifier leur choix, réaffirmer le sérieux de leur engagement. Mais le problème va plus loin, notamment pour les familles qui se confrontent aux cantines scolaires sans alternatives végétariennes, qui peuvent faire l'objet d'enquêtes sociales, ou encore qui font face aux décisions de la justice, défavorable aux végétariens dans les cas de divorce par exemple. 
 
 
Vgp01_sign_ 3% de Français ont choisi de ne plus consommer de viande, une minorité qui a la vie dure, car elle a fait un choix à l'opposé des valeurs traditionnelles françaises et d'un système économique.
 
 
Ce documentaire veut démontrer et expliquer le manque d'intégration du végétarisme dans les mentalités françaises.
En 26 minutes, je partirai d'abord d'un constat avec le témoignage de plusieurs personnes qui ont vécu des situations végéphobes : Véronique qui a vu se multiplier les visites de l'assistante sociale et vient de perdre la garde de ses enfants car elle est végétarienne ; la famille N. qui ne trouvent pas d'écoute à la cantine scolaire des enfants et doit gérer les repas à la maison ; ou encore Pierre, commercial, qui n'assume pas son régime végétarien lors de repas d'affaire.
Dans un deuxième temps je tenterai de comprendre cet état de fait en rencontrant par exemple Aymeric Caron, journaliste végétarien depuis 20 ans, qui consacre plusieurs pages à la végétariophobie dans son dernier livre ; ou encore Julie Nouvion, conseillère régionale d'Ile de France et signataire du décret du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritive des repas servis dans les cantines scolaires. Ce décret considère comme source de protéines exclusives la viande, le poisson et les oeufs sans prendre en compte les céréales et légumineuses.
Enfin le documentaire se terminera par une ouverture sur  les avancées possibles, avec la création de "jeudi veggie" par exemple.
En ce qui concerne la place accordée aux végétaliens dans le documentaire, voici ce qu'en dit la réalisatrice: "Il sera effectivement question des végétariens mais aussi des végétaliens et des vegans. Le descriptif devait être bref et pour être accessible à tous j'ai fait le choix de ne pas aborder les végétaliens et vegans mais ils auront une large place dans le reportage."

Vous pouvez les soutenir sur KissKissBankBank, il ne leur reste que deux jours pour atteindre les 4000 euros nécessaires. À votre bon coeur!